SCÈNE III
Les Mêmes, moins L’HOMME NOIR.
LE CABARETIER, revenant.
Voilà l’absinthe... et le poivre. Pourquoi faire donc, le poivre ?
PHÉNIX, qui en met dans son verre, reprenant l’accent provençal.
Ça m'est ordonné pour mes douleurs d’estomac. (D’un autre ton, quand le cabarelier est parti.) Qu’esl-Ce qu’elle fait donc, Lisa?... (s’animant peu h peu.) C’est que je veux vivre, moi ! Sang-Dieu! j’y tiens!... Je lui ai bien dit onze heures!... El si elle ne venait pas?... Je peux encore me sauver, mais... (Regardant la porto do panciio.) Mais ces gueux-là vous rattrapent partout!... — El si Lisa me trahissait!... — Non! elle 11e l’oserait pas! (wec doute.) Hé! hé! les femmes! !I C’est que ce n’est plus lîrest qui m’attendrait alors, c’est.... (Riant d'un rire farouche.) Allons, ça va bien ! rôti par ici, grillé par là ! comment ma peau en sortira-t-elle? Sang-Dieu!
Il va regarder au fond avec inquiétude.
LE PÈRE DE LA MARIÉE, qui va et vient, toujours suivi de sa femme, se trouve alors face h face avec elle.
Ahl voilà mon gendre! (il reconnaît sa femme.) Mais c’est a crever de riret Je trouve toujours ma femme! Et mon farceur de gendre... plus jamais!
PHÉNIX, menant.
Monsieur, s’il vous plait, avez-vous l’heure?
LE PÈRE DE LA MARIÉE, tirant sa montre.
L’heure?... il est... (Tournant sa montre vers Phénix.) Choisissez!
PHÉNIX, & lui-même, arec rage.
Onze heures et demie!
LE PÈRE DE LA MARIÉE, sans s'arrêter.
Car je ne suis pas gris, non! mais je ne distingue pas absolument. Ainsi vous, tenez, vous êtes peut-être mon gendre!... Mais non, vous n’avez pas mal aux dents!... Rions tout de même!
Il nul dénouor la cravate h Phénix qui le regardait sans le voir et qui s'éloigno brusquement. Le père de la mariée manque a'ors do tomber, Phénix va regarder au fond, puis revient se rasseoir à gauche.
LE MARIÉ, revenant dn fond et gaiement.
Je ne l’ai plus, ma dent, je ne l’ai plus! Je me la suis fait * arracher par le chef de cuisine. n vient à son beau-père.