‹ Le mangeur de rêvesChapitre 8 sur 56 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Parce que je vous suis complètement étranger. C'est comme un mur, ou un arbre qui comprendrait.

JEANNINE

Oui, peut-être.

LUC, souriant.

Et puis, j'avoue les avoir hypocritement sollicitées.

JEANNINE, s'apercevanl soudain que ses cheveux sont épars.

Oh, mes cheveux... Etaient-ils défaits, quand je suis entrée dans la salle ?

LUC

Je ne vous ai pas vue entrer.

JEANNINE, essayant maladroitement de se recoiffer. C'est incorrect. Pardonnez-moi.

LUC

Si vous étiez sûre que je partisse demain matin... sûre de ne jamais revoir l'arbre qui écoute, vous me diriez encore beaucoup de choses.

JEANNINE, sur la défensive.

Quand partez-vous ?

LUC

Après-demain, seulement. Et je vais à Nice, moi aussi. (Silence.) Je savais que vous vous tairiez.

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