‹ Le Manitoba, champ d'immigrationChapitre 1 sur 53 · G SOCIETE D'IMMIGRATION · texte numérisé non relu

G SOCIETE D'IMMIGRATION

I THE NEW TOCK PUBLIC LIBBAlty

àftim, LESMC Ami

TILDE* Ffî/Nj,

Un ami distingué de notre pays nous disait un jour :

" Votre province a été vantée sans discernement, et méprisée de même ; faites connaître le Manitoba sous son vrai jour, et vous le rendrez cher aux Canadiens.' 1

Nous sentions depuis longtemps la justesse de la première observation ; nous avons cru au conseil contenu dans la seconde, et à l'espoir que fait naître le mot de la fin.

C'est donc pour " faire connaître notre pays sous son vrai jour et le rendre cher à nos compatriotes," que ces pages sont livrées à la publicité dans la forme actuelle, après avoir passé, il y a près d'un an déjà, par les colonnes du journal Le Manitoba.

Elles ont été écrites sous l'influence d'un double sentiment d'impartialité et de patriotisme.

A ceux qui espéreraient trouver dans ce travail le moyen de changer les pierres en pain, de se procurer les richesses par l'oisiveté ; à ceux qui s'imagineraient qu'enfin ces pages vont leur indiquer un pays fabuleux, où les roses croissent sans épines, où les moissons et les troupeaux naissent et se propagent sans aucun soin de la part de l'homme ; à ceux là, la loyauté nous engage à leur dire : N'allez pas plus loin ; cette lecture serait pour vous peine perdue.

Mais à ceux qui comprennent qu'on chercherait en vain dans le. monde entier une terre n'offrant que des ressources et point d' inconvénients ; que nonobstant certains désavantages plus ou moins sérieux, un pays peut posséder d'abondantes ressources et offrir à l'homme un champ d'exploitation digne de son travail et de son activité, et propre à satisfaire à la fois sa légitime ambition et les projets nés de sa paternelle sollicitude pour l'établissement de ses enfants: à ceux qui songent à l'avenir de la nationalité, et voudraient trouver pour nos populations hésitantes parfois entre les rudes travaux du défrichement et les appâts bien spuvent trompeurs de la terre étrangère, un coin du Canada où elles pourraient éviter l'une et l'autre alternatives, et cependant se

conserver à l'agriculture, cette noble occupation, si féconde en biens inappréciables— aisance, vigueur, influence, et moralité,->-à ceux-ci notre ardent patriotisme leur propose d'aller jusqu'au bout.

Certes, nous n J avons point la présomption de croire que tout le monde doive s'incliner devant nos appréciations et nos vues ; mais celles-ci, avec les renseignements que nous offrons, sont le fruit d'études et d'observations faites en toute sincérité, et condensées dans le but de servir la vérité et notre pays.

Le public aura du reste dans les lettres dont nous faisons précéder ces pages, une incontestable garantie de l'honnêteté qu'elles réclament.

En adressant, au nom de la grande cause de la colonisation, nos plus sincères remerciements à ceux qui nous ont si obligeamment adressé ces lettres, et particulièrement aux deux vénérables prélats dont les encouragements nous sont si précieux, nous sommes heureux de reconnaître qu'elles donnent à notre travail une autorité dont, autrement, il serait privé :

Archevêché de Saint- Boniface.

T\ A. Bernier, Ecr.,

Saint -Boni face.

Àfu/i cher Monsieur,

J'apprends avec un sentiment de véritable plaisir que vous avez Tintent ion de réunir en brochure vos intéressantes et utiles correspondances de Tannée sur Manitoba et ses avantages comme champ d'immigration. Ceux qui vous liront, outre les précieuses informations que vous leur donnez sur notre pays» trouveront aussi dans v%« écrits la marque du penseur et de l'ami sincèrement dévoué aux intérêts de notre nationalité canadienne-française tant pour la province de Québec que pour notre cher Manituba.

Bien des fois dans le passé, soit conjointement avec N l'Episcopat canadien, snit en mon nom propre, comme évêque de Saint-Bnniface, j'ai tenté d'amener nos amis de la province mère à diriger de nx>tre côté un courant l'immigration canadienne-française. Mais je dois l'avouer, ce n'a pas été sans un sentiment «le tristesse profonde que, j'ai dû constater la cause secrète de la presque inutilité de mes efforts. Nous marchions d'égal à égal autant par le nombre que par la^ position, ayant, comme vous le dites si bien, un pied-à terre sur les points principaux du Manîtoba ; aujourd'hui, bien que nous ayions réussi à garder notre position, nous ne laissons pas pourtant que d'avoir été dépassés en nombre. D'autres ont compris l'importance de la position, çt ils ont si biejn saisi les avantages qu'offrent nos belles prairies à la charrue

du colon, que déjà leurs rangs se sont grossis au point de diminuer aotre proportion numérique. Et, ie dirai-je, non seulement l'Angle* terre et l'Ecosse ont fourni chacune plus de colons au Manitoba que la Province de Québec, mais la Russie elle-même en a fourni autant»

Il est néanmoins temps encore : car si les distances semblent en quelque sorte effacées pour les habitants d'outre-mer, comment n'ei serait-il pas ainsi pour les nôtres, vu les facilités de communication que nous offrent les voies ferrées, surtout la grande voie du Pacifique Canadien, L' échange des pioduits de nos campagnes, pareillement, avec les richesses des pays étrangers, n'est plus une question ; et aujourd'hui que Manitoba ite vient comme le point d'attraction entre le§ deux immenses réservoirs qui bornent la terre d'Amérique T l'un à Test et l'autre à l'ouest ; maintenant que des années d'expérience ont montre les ressources de notre pays comme terrain propre à la culture et a L élevage, il me semble impossible que nos frères aînés de la Province de Québec ne se déterminent pas à venir ou à envoyer leurs enfants lecueillir la part d'héritage qui les attend sur la terre du Manitoba.

J'espère, mon cher Monsieur, avec d'autant plus de confiance que les illustres visiteurs., membres du clergé et autres, qui sont venus tout dernièrement voir de leurs yeux ce que nous leur disions depuis longtemps, ne sauront manquer de continuer à diriger de notre côté l'excédant au moins des heureux habitants qui vivent dans les riantes campagnes de la Province de Québec.

Je bénis donc votre entreprise, je vous souhaite plein succès dans le noble but que vous poursuivez, et je demande au ciel qui déjà m* a accordé de voir se multiplier si admirablement l'humble semence jetée par mon illustre prédécesseur, Mgr Provencher, sur les bords de la Rivière Rouge, je demande à Dieu de réjouir mes vieux jours, et de mettre le couronnement à ses miséricordes en me donnant de voir nos frères de la Province rnèie venu assurer ici, au Manitoba, l'avenir de notre religion sainte et de cette noble nationalité dont tous nout sommes si fiers et si glorieux.

.Bien sincèrement votre tout dévoué en N. S.

(Signé,) f Alex , Arch. de Saint-Boni face*

Saint-Boniface, le 23 novembre 1887.

EvtcHÉ des Tkos-Rivièmcs, le 9 novembre iS87*

IL T. A, Bèkkier, avocat,

Saît r Boniface, de Manitoba,

Jfo* tàr- Monsieur,

J*a* roivi avec intér.t les articles que vous Bvet publiés daas X#

Mamtehm but 1» avantages que possède la Province de Manitoba

onmme chan. mmigration, et j'apprends avec plaisir que vous avez

l'intention d'en ftire une brochure afin de les répandre davantage*

C^eni une bonnr idée, et je vous en félicite. Cette région ne peut qae

gagne? à Êtr: ine. Pour ma part, mon opinion effl arrêtée depuis

reite province comme pays agricole. Je 3* ai habitée

plusieurs années, et je me suis convaincu par mon expérience,

y tA liitor des Tenions les plus fertiles au monde. Le dernier

Mtes, faites pendant les cinq dsnuereï années, de 1SS3

ment„ vient conûrmex ce que f avais constate j a

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lit* du sol et à la iacïlite de la culmre, vient î'ajomer Tim-

l rucrllence du pàturaire ; en sorts que l'on pem dire avec

ce du Manitoba, ce que le ^rand ministre Snlîy disait

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au Manitoha,

\m mltittrirr de climat » le cède point a i*. fetîlné du saL STïl y

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-7 — Sàint-Hilàire, P. Q., le 25 octobre 1887,

\ M. T. A. Bernier,

Surintendant de l'Education,

Manitoba.

Cher Monsieur, '

J'apprends avec un extrême plaisir que vous vous proposes de donner une forme plus durable aux remarquables articles de journaux que vous avez écrits sur le Manitoba.

Avant mon voyage au Nord-Ouest, je m'intéressais bien un peu à cette partie du pays ; mais, depuis que j'ai pu constater de visn les avantagea que vos immenses et fertiles prairies offrent aux colons canadiens, je ne puis qu'applaudir aux nobles efforts que vous faites pour attirer chez vous ceux de nos cultivateurs qui seraient tentés d'aller chercher fortune aux Etats-Unis. Dans mon humble opinion, vous faîtes acte de patriotisme et je souhaite que votre œuvre soit couronnée de succès.

J'espère que vous me ferez le plaisir de m'adresserun certain nombre de brochures que je distribuerai à mes paroissiens qui seraient disposés à émigrer.

Votre tout dévoué,

(Signé,) T. Boivin, Ftre.

Saint- Pierre, le 25 janvier 1887.

Mon cher Monsieur Bernier,

Toute la province du Manitoba vous doit des remerciements pour vos lettres sur l'immigration. *' Manitoba, Champ d'Immigration," formerait un opuscule très- intéressant et très-utile qui ne pourrait manquer d'éclairer l'opinion publique dans la province de Québec et aux Etats-Unis, où notre pays est encore si peu connu, ou plutôt est encore si mal connu. Vous avez traitéla question de main de maître.

Aucun homme de bonne foi, connaissant notre pays, ne peut faire autrement que d'endosser entièrement votre opinion sur le Manitoba, Vous avez dit la vérité sans exagération. C'est bien là ce qu'il fallait. Trois choses sont nécessaires pour faire un riche pays agricole : mi sol fertile, de l'eau et du combustible. Il ne. vient plus à l'idée de personne de contester que le sol du Manitoba est d'une prodigieuse fertilité ; Te au est e 11 abondance dans toutes les parties de la province où

.mu

sont nos établissements catholiques. Le combustible s'offre partout dans dans les mêmes établissements, où nous avons du bois pour $2.00 et $2.50 la corde, Ne sommes nous pas placés d'ailleurs entre les immenses mines de charbon de l'Ouest et les grandes forêts qui commencent à quelques milles à l'Est d'ici et se prolongent jusqu'au Lac-des-Bois, et même jusqu'au Lac Supérieur ?

Si Ton nous objecte les gelées hâtives, vous répondez juste à cette objection lorsque vous dites avec la plus stricte vérité que tout cultivateur qui profite pour faire ses semences du printemps qui nous arrive plus tôt que dans la province de Québec, n'a rien à craindre de ce côté. Pour ma part, je n'ai eu connaissance que d'une année où les céréales ont en partie souffert de la gelée ; et encore, cette année-là le grain semé de bonne heure eut le temps d'arriver à pleine maturité.

Manitoba est un admirable - c champ d'immigration " avec son sol produisant toutes les céréales en abondance ; ses immenses pâturages si propres â l'élevage. Grâce à ces magnifiques pâturages, notre province verra se développer, avec une facilité qui peut défier toute concurrence, l'industrie laitière.

Le chemin de fer de la baie d'Hudson va nous mettre en communication directe avec l'Europe, Winnipeg se trouvant par cette voie aussi rapproché de Liverpool que l'est Trois-Rivières. Dans un avenir prochain , tout le commerce de l'ouest américain prendra le chemin de la baie d' Hudson et Winnipeg sera devenu un immense entrepôt où se rencontreront les importations d'Europe et d'Asie avec les exportations non seulement du Manitoba et de tout l'Ouest canadien, mais même celles du Dakota, du Minnesota, du Montana et des autres Etats de l'ouest de la grande république, notre voisine. Manitoba a cessé d'être tributaire des Etats-Unis. Une partie des Etats-Unis au contraire seront bientôt devenus nos tributaires. Oh ï si les Canadiens comprenaient enfin que c'est le moment de s'emparer des meilleures parties de cette province du Manitoba !

Agréez, cher Monsieur, l'hommage de mon respect et de mon entier dévouement*

J. M. A. Jolys, Ptre.,

Curé de Saint-Pierre.

Cher M. Bimîery J'ai lu avec grande attention les articles que vous publiez dans Le Maniiûba^ de Saint Boni face, sur la fertilité et les autres avantages de la Province du Manitoba.

Tout ce que vous dites à ce sujet est parfaitement vrai. La fertilité extraordinaire de la terre dans ce pays est une chose tellement évidente, que, vouloir la nier, serait simplement absurde et ridicule. Je suis depuis bientôt huit ans dans le Manitoba : depuis le premier jour, j'ai observé et noté exactement toutes les variations météorologiques ; de plus j'ai comparé ces observations avec ce que j'avais vu en Europej et pendant six ans dans les Etats Unis, et voici mes conclusions: J f ai trouvé que les étés sont assez chauds dans le Manitoba pour ta culture du blé, de l'orge, de l'avoine, du lin et des pois. Les légumes, comme patates, navrts, betteraves, carottes, radis, choux, choux-fleurs et beaucoup d'autres, réussissent mieux que partout ailleurs où j'ai passé. Le foin naturel est non seulement en. grande abondance, mais d'une qualité supérieure.

On parle des années 1883, 1884 et 1885. Voici ce que je puis dire des enviions de Saint-Léon. En 1883, l'avoine et l'orge n'ont point souffert de la gelée ; le blé semé de bonne heure était mûr et coupé sans avoir eu de dommages ; le blé tardif a souffert, mais i l valait encore mieux que le meilleur seigle pour faire du pain. En 1884^ les gelées n'ont point fait de dommages, mais beaucoup de blé fut coupé trop vert et d'autre fut endommagé par la pluie ; pourtant tout ce blé faisait d'assez bonne farine. L'année 1885 fut une des années froides et humides, causées par des perturbations générales, dont les savants ne savent indiquer les causes, et qui affectent non seulement un pays, mais bien souvent la moitié du globe. Aussi, en 1SS5, les mêmes nuits qu'il y avait des gelées dans le Manitoba, il y en avait aussi non seulement dans les Etats, mais même en Europe.

Je me rappelle avoir lu dans les vieilles chroniques de l'Europe, que bien des fois toutes les récoltes furent détruites dans les pays les plus favorisés par le climat. Et combien de fois en Allemagne, en Belgique et même en Angleterre, les cultivateurs ne voient ils pas tous les produits de leurs terres ruinés presque entièrement ? Qui ne connaît les terribles famines de 181 7 et 1846, et d'autres années ? Ici, il n'y a jamais eu de famine.

Comme vous, j'ai consulté les anciens du pays, des hommes nés et élevés dans la Rivière Rouge, pour savoir si des gelées précoces avaient déjà détruit d'autres fois les récoltes. Tous me dirent qu'ils se rappellent une seule année où le blè avait souffert un peu. Encore faut-il noter que les anciens ne semaient qu'au mois de mai.

D'où je conclus que les années 1883, 1884 et surtout i3S5, furent des années exceptionnelles.

Permette* que j'ajoute une dernière réflexion de la plus grande

importance, qu'un catholique, et surtout un père de famille» doit mûrement coasidérer avant d'émigrer dans les Etats.

J^.s deux grandes plaies des Etats-Unis sont : i* Les écoles publiques dans lesquelles Les enfants perdent bien souvent tout senti meut de foi ; et 2° le divorce qui tue la famille. Comment les catholiques peuvent-ils échapper aux atteintes néfastes de ces deux plaies ? Combien d'âmes se perdent, qui auraient été sauvées en restant au Canada ? Qu'on y réfléchisse un peu. Ce double danger n'existe point dans le Manîtoba : cela doit être d'un grand poids pour celui qui a à cœur Son salut éternel ei celui de ceux que Dieu lui a confiés.

J'espère que ceux qui liront ces lignes ne diront point que je les ai écrites pour des avantages temporels ; un pauvre missionnaire comme moi a des aspirations plus hautes et plus saintes.

THÉOBALD BlTSCHE,

Missionnaire du Précieux Sang.

Saint Léon, le 20 décembre 1886.

Saint-Charles, 16 février 1S87.

T. A. Berwiei^ Ecr.

Monsieur M

Ayant eu plusieurs demandes d'informations sur le Manitoba, je ne crois pouvoir mieux faire que de référer ces personnes aux articles que vous avez publiés dans Le Manîtoba sous le titre de •* Manitoba : Champ d'Immigration." Je crois que si ces articles étaient reproduits par les journaux de la Province de Québec, ça aurait pour effet de nous amener un bon nombre d'immigrants ; car, après tes explications que vous avez données, et qui sont en tous points conformes à la vérité, le choix de la route à suivre sera vite fait pour tout homme sensé qui a l'intention d'émigrer.

J'espère que vous continuerez à faire connaître les avantages de BOtr* Province, et qu'à force de dire la vérité, vous réussirez à faire disparaître les préjugés qu'on entretient contre le Manitoba et surtout contre son climat.

Malgré les histoires qu'on a inventées, il n'en est pas moins vrai :

1° Qu'on a à peine maintenant dix-huit pouces de neige ;

i» Qu'au 1** février encore, les chars urbains à Winnipeff voyageaient sur leurs roues ;

jo- Depuis que je suis ici, nous n'avons pas eu de tempêtes pour nous empêcher de vaquer à nos affaires et de voyager de Saint-Charles à Winnipeg. Si Ton en croit les rapports des journaux sur les contrées qui nous environnent, on finira par croire que nous sommes des mieux partagés sous le rapport du climat,

Veuillez croire à ma considération distinguée.

Votre très humble servi teur }

Isaac Laver y*

T. À. Behnier,

Surintendant de l'Education,

Ch£r Mûttsieur^

Permet ter-moi de vous adresser mes félicitât ions au sujet des ad mi râbles lettres que vous avez écrites sous le titre " Manitoba : Champ d^Immigration/ 1 et qui sont parues dans Le Manitùba* Je les ai lues avec un grand plaisir et uo grand intérêt. Durant une visite que j'ai faite récemment à mon ancienne cilé J'ai rencontré des personnes anxieuses d'avoir des informations authentiques sur notre province et ses grandes ressources. Vos lettres répondent à ce désir, et contiennent les renseignements voulus. Je pense qu'il serait désirable qu'elles fussent

mises en brochure pour être distribuées,,. Je suis convaincu que

le résultat de cette publication serait tout à l'avantage du pays. Le gouvernement pourrait faire cette dépense, dans l'intérêt de la

province.

Bien sincèrement,

Votre etc., etc.,

James A. Green.

T. A. Bernikr, Ecr.,

Surintendant de l'Education*

S aikt Chaules, 6 février*

Cher Monsieur,

J'ai lu avec le plus vif intérêt les articles que vous avez publiés dans Z* Manitoba sous le titre ** Manitoba : Champ d'Immigration,*' et je suis heureux de pouvoir vous rendre ce témoignage que vous ave: tott-

jours su ref*riî*ni?r les choses sous leur vrai Jour. Ce procédé qui n'est pt-ur-être pa> le meilleur pour attirer les masses, est incontestablement plus recommandable parce qu'il nous amènera une classe d'immigrants décidés et constants, qu'aucune déception n'attend ici* et qui une fois arrivés au Manïtoba ne songeront jamais à en repartir.

Cette œuvre toute patriotique que vous avez si bien commencée, est appelée à rendre d'immenses services à la cause de la colon isatiori au Maniroba ; mavs afiu qu'elle produise les résultats qu'on a droit d'en attendre, je crois qu'il serait nécessaire que ces différents articles fussent réunis en pamphlets pour être distribués aussi loin et en aussi grand nombre que possible, Cette tâche de réunir et publier vos importants écrits devrait Être laissée à notre gouvernement qui aurait là une nouvelle opportunité de prouver qu'il n'entend rien négliger de ce qui pourrait contribuer au progrès de notre jeune et florissante province.

Bien à vous.

Votre très-humble serviteur,

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