LES LAINAGES
‘4 À côté des grains, disait le Co/onisateur Canadien, du mois de “ février 1887, on voit se développer au Manitoba un autre genre
S cerises, ‘ d'industrie, celle des lainages, qui ne tardera pas à prendre d’im-
» le bluet, ‘ menses développements. M. Adams, de la maison Adams et Echlin, 2s. “ ‘€ fabricants de lainages en tricots, dit qu'il a fait l'essai des laines du | ‘e dernier ‘43 ‘* Manitoba, et le résultat a été si satisfaisant qu’il espère, quand la \ ‘“ production sera suffisante, de n’en pas employer d’autres.” | So CUIRS | >pulation e rendus Voilà une autre industrie destinée à prendre du développement dans suffisent notre pays. L'élevage des animaux prend de telles proportions que les oitations peaux formeront un capital dont l’exploitation se fera sur les lieux t assises, avant longtemps.
s seront "x es fruits Nous bornerons ici cette énumération. Non qu'elle soit complète uelques toutefois.
La province du Manitoba restera sans doute un pays agricole ; mais l’agriculture est elle-même la base d’une foule d’industries qui ne peuvent manquer tôt ou tard de se développer au milieu de nous, et on ne qui décupleront la variété de nos ressources et multiplieront nos eur, la revenus.
ation, ÉLEVAGE DES ANIMAUX Mais à la culture des céréales ou des légumes ne se bornent point les avantages offerts par notre province : elle est en outre éminemment favorable à l'élevage des animaux. Ses vastes prairies forment .d’imsmail-
menses pâturages dont l’usage est libre et gratuit, et qui fournissent au bétail la nourriture de l’été et de l'hiver. Les territoires du Nord-Ouest seront sans aucun doute des pays
— 44 — producteurs de céréales ;
agricoles qui Peuvent se greffer sur un systèm destinés à Prendre également de fortes propo
[l suffit de dire que le foin croît naturelle Pendant un grand nombre d’
tement, dans la plupart des endroits, l'us
les mois d'hiver, pour apercevoir de suite le altendre de l'éle
vage des animaux. Aussi Cultivateurs s'efforce est de profiter d’:
autour d'eux, et Ensuite, de se mén possibles par l'effet « L'abondance des fourrages, sent la croissance des produits telle Cultivateurs P
mais l'élevage des bestiaux, et les
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leurs fortes qualités animaux ; nou ment supérieurs que le Ourront donc espé raisonnables, tout le bétai]
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$ Mettrons sur les marchés Commerce les reche rer écouler h dont ils voudront Ile Perspective, ils voient l'av culture avec l'élevage ; Car, au ç écouler le grain avarié et en re consommer par leurs animaux.
vente du grain.
Quand on parle d'élevage, l’idée Se reporte naturellement vers les races bovines ; Néanmoins, ici, il f.
aut Comprendre également dans ce terme général les chevaux, les moutons, les Porcs, et les volailles de toutes sortes.
des rchera, Nos abituellement à des prix disposer,
antage de combiner leur as d'une gelée précoce, ils pourraient tirer un excellent bénéfice en le faisant
La vente de Ceux-ci constituerait la
PRODUITS DE LA LAITERIE L'industrie laitière est
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toucher qu doigt à notre province so Ces Conférences semblent avoir ouvert de nouveaux horizons à nos
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cultivateurs, qui déjà, d'ailleurs, n'étaient pas sans y avoir pensé, et en certains cas, sans avoir fait des essais fructueux.
Nous sommes heureux de dire ici en passant que les premiers prix dans l’industrie laitière à notre dernière exposition provinciale, ont été remportés par un canadien-français, M, Caron, de Saint-Charles. M. Caron a aussi remporté les premiers prix à Toronto pour son beurre.
A l'heure actuelle, on avise, dans nos paroisses, à établir des beurreries ou des fromageries. Les établissements de Saint-Pierre de la Rivière aux-Rats, en ce genre, font concurrence à ceux de Saint- Charles, de Saint-François-Xavier et de Saint-Laurent,
Cette dernière, dirigée par M. Lacoursière, est la création de M. le duc de Blacas, maintenant en Europe, mais qui a passé une couple d'années parmi nous, donnant à notre population l'exemple d’un grand esprit d'initiative.
La beurrerie de Saint Pierre a été créée par MM. Barré et Mignault, On peut voir plus loin, dans la notice sur Saint-Pierre, les revenus qu'a donnés ret établissement.
Tous ces exemples et tous ces intelligents efforts auront pour effet de créer, à côté de la ferme, l’industrie laitière dans des conditions absolument avantageuses. E: :ontrairement à ce qui a été une opinion assez répandue, l’agriculture, au lieu de se limiter à la production des céréales, ira cherchgr un complément et un soutien dans l'élevage des animaux ; par ce système de culture mixte, toutes les ressources du pays seront mieux utilisées, on parera aux dangers exceptionnels, il est vrai, mais possibles, d’une saison inclémente ; l’on ajoutera une nouvelle source de richesses à celle que le pays nous offre dans la fertilité du sol ; bientôt nous exporterons non plus seulement du blé, de la farine, des céréales généralement, mais aussi des animaux de boucherie et les divers produits de la laiterie.
Cette perspective engagera peut-être quelques-uns des habiles fabri. cants de beurre et de fromage de la province de Québec, à venir tenter des établissements dans notre pays.