ALCIDE MARCOTTE
* K * Les émigrants français feront bien, avant de prendre leurs dernières dispositions, de se renseigner au Commissariat canadien, à Paris, 10,
rue de Rome.
Tous, venant d'Europe, des Etats-Unis, ou d’un point quelconque du Canada, doivent se rendre à Saint-Boniface, où il leur est plus facile d'obtenir tous les renseignements, et où ils peuvent trouver le logement qui leur convient.
Notes sul
Il s'agi quent, de suffisamm
M. l'ai fournir lé 1, Sai bureau 2. Co seur, sis de la va 3. À son étet est dess vente d Gain!
contri de ch On de $2 L’< deux pieds creus Sa prail tiles supé
Notes sur Les groupes Canadiens-francais les plus importants
it Il s’agit ici des groupes ruraux ; il n'est pas nécessaire, par conséquent, de référer de nouveau à Saint-Boniface ; nous l'avons fait suffisamment ailleurs, au cours de ce travail. ri nt SAINT-PIERRE.
M. l'abbé Jolys, curé de Saint-Pierre, a eu l’obligeance de nous te fournir les notes qui suivent sur sa paroisse :
1. Saint-Pierre; chef-lieu du comté de Carillon, cour de comté, bureau d’enrégistremeni.
2. Couche de terre végétale variant de 18 pouces à 5 pieds d’épaisseur, sise sur une couche de glaise. Même sol à peu près que le reste de la vallée de la rivière Rouge.
3. À 35 milles de Winnipeg ; la paroisse est traversée dans toute
” son étendue par la branche de Pembina du Pacifique Canadien ; elle 9, est desservie par deux stations, celle d'Otterburne et de Dufrost ; la vente du grain se fait à Otterburne, à 5 milles de l’église. Saint-Pierre est arrosée par les deux branches d’une petite rivière. 1e Au-delà de 200 familles trouveraient encore à se placer très avanta- 5 geusement dans cette paroisse, le long des cours d’eau. e Les bords de la rivière sont boisés en chêne, orme, frêne, liard,
tremble, etc.
A 15 milles à l'est commence la forêt, où, moyennant une légère contribution au gouvernement, on peut trouver en abondance du bois de chauffage et de construction. :
On peut aussi acheter du bois des particuliers pour un prix variant de $2.00 à $2.50 la corde.
L'eau se prend à la rivière ou dans les puits. Il y a dans la paroisse deux puits artésiens prenant l’eau l’un, à 103 pieds, l’autre à 107 pieds. On peut, je n’en doute pas, avoir l’eau jaillissante partout en creusant à cette profondeur.
Saint-Pierre est propice à la culture de toutes les céréales. La prairie n’attend que la charrue pour se transformer en champs fertiles. Le foin pousse partout en énorme quantité et est de qualité supérieure. Les bestiaux préfèrent ce foin naturel au mil de la Pro-
vince de Québec. Le pâturage est libre. On entoure de cloture le grain, et on laisse les troupeaux en liberté. Chaque soir ils reviennent à l'étable. Les chevaux passent très bien l’hiver dehors et sont gras au printemps. On étable les bêtes à cornes, mais on ne les nourrit qu’au foin, et en sortant d’hivernage, ils sont bons pour la boucherie, L'élevage se pratique en petit à Saint-Pierre, suivant les moyens dé chacun, et est très rétributif. Une fromagerie fonctionne ici depuis trois ans ; elle appartient à un cultivateur qui m'a dit avoir retiré $50.00 par vache par la fabrication du lait en fromage ; le veau, ajoute-t-il, paye amplement l’hivernage de la vache.
MM. Barré et Mignault ont établi le printemps dernier une beurrerie à système centrifuge, avec des machines--système Danois—introduit en Amérique par M. Barré lui-même. La moyenne de la richesse du lait a été pour la saison de à livres de beurre par 100 livres de lait. Le beurre de Saint-Pierre a obtenu le premier prix à l'exposition d'Ottawa et le second à celle de Toronto. Les cultivateurs ont retiré environ $4.50 à $5.00 par vache par mois, outre le bénéfice prove..ant de l'élevage des veaux, lequel donne environ 35% d'intérêt.
Un moulin à farine est en voie de construction.
5. Il y a 125 familles résidentes à l'heure actuelle, 500 autres familles trouveraient de la place dans la paroisse en donnant à cha. cune 200 acres de terre.
6. La valeur du terrain de prairie—lots de rivière, où il n’y a pas eu de culture encore—varie de $4 oo à $8.00 l’acre. Les terrains qui ne touchent pas à la rivière, de #2.00 à $4.00. Dans la partie sudest, où le terrain est sablonneux et inégal, mais d'assez bonne qualité, il vaut environ $1.00 ou $1.50 de l’acre. Cette partie de la paroisse serait très bonne pour l'élevage et conviendrait aux colons arrivant avec peu de capital.
7. Le rendement du blé a été cette année de 30 minots à l’acre en moyenne. Patrick Carey a récolté 6,000 minots de blé sur 200 acres de terrain. ;
8. L'avoine a donné en moyenne 50 à 55 minots. M. Gratton a récolté de l’avoine qui a produit 70 minots à l’acre.
9. Eusèbe Rougeau, arrivé ici avec’ rien du tout, possède aujourd’'hui 150 acres de terre, deux chevaux, 17 vaches, environ 20 autres bestiaux, toutes les machines que demande la culture.
Hilaire Gagné, arrivé ici avec $500, possède maintenant 200 acres de terre, chevaux, machines, et environ 25 têtes de bétail, autant de moutons. d C’est l’histoire des deux tiers des habitants de Saint-Pierre.
Citons encore Louis Lambert, arrivé ici avec quelques piastres seu-
lement ; il bétail, chev
Sœurs de J4 rien, sinon Rivière-au?
(Notes sur 1