‹ Le manuel des chasseursChapitre 3 sur 4 · CHASSE AU FII, ET · texte numérisé non relu

CHASSE AU FII, ET

— Tiens, mon üls, voilà une belle occasion, lu vas en tirer un !

— Merci! j’ose pas... ils sont en force!

— Toi, mon ami, un homme distingué, un vicomte, tu vas à la chasse avec un charcutier!...

— Ecoute donc, chère amie, si je veux attaquer un sanglier, il me l’accornmodera avant.

— Ah! mon Dieu ! où lile-t-il comme ça, votre ami?

— C’est son nouveau fusil qui porte et repousse à longue portée: le malheureux ne s’arrêtera qu’à deux lieues derrière lui

— Tu m’engages à chasser sur tes terres !

— Eh bien?

— Eh bien , mais il me semble que tu n’es pas trop le maître chez toi; on t’v tient tête joliment.

— J’aime mieux le fusil à papa, moi, lia! il clacpie plus fort que celui des autres!

— Je. vais tirer celte biche.

— Papa, je l’en prie... ça ferait trop de peine à maman ; lu sais bien, à Paris, elle l’a grondé un soir parce qu’elle a dit comme ça que tu avais couru les biches !

— Mais cache donc ta tête, si tune veux pas que les bécasses t’aperçoivent; je te préviendrai quand il faudra remonter.

De la possibilité de faire double emploi de son temps à la chasse aux bécasses.

— Ah! sapristi! paraît que c’est son lundi! elle reçoit J mme mieux revenir un autre jour de la semaine,

Lon cher, il n’y a aucun danger! il est tout petit.

— - Menons-nous... il est tellement jeune, que ses parents lie 1 auraient jamais laissé sortir tout seul... nous allons être attaques par sa bonne, c’est sûr : elle ne doit pas être loin.

— Allez donc! vous m'avez] rien à craindre en l’attaquant comme cela! " ^

Merci!.,, je veux m’assurer avant s’il n’a pas des crocs encore de ce côté-ci f

— Grand Dieu ! le voilà qui vient me relancer jusque chez moi!.,. Quelle est la canaille qui lui a donné mon adresse?

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