EE
6 Et laisser chacun
sa
mai - son.
îi^^^pis^^^^^^
I. Quant à nioy je n'y se-ray plus, Pour la double des court ves-tus
Car il n'y a point d'ai - scraent. 10 Qui nous viennent voir trop souvent.
Hz viennent par grand ruderie Demander ce que n'avons mye, Et nous donnent mainct horion.
Encor fault-il que l'on leur die :
«Mes bons seigneurs, je vous en prie.
16 Prenez tout ce que nous avon. »
A la duché ....
A fo XLV vo ; V 5.
1 A En, 3 A nul n'y, V on, 4 A vueil, V vuellle, A nmendrlc, V abolire. h^rii 4. lî, «, 26, 31 V ajoute: En la duché de Normandye. 6 V on, 7 A quant de moy. 8 V dafrement 9 "V crainte. 10 V si. 11—42 manquenl dant A. 14 V que on. 15 V roui raercye. 17 L* refrain n'est pas répété dans le ms.
A partir du vers il (Ils viennent^ on reprend la mélodie depuli le eommeocement Juiquà la fin de la première partie. Pul» cette même parile le r^pcte lur les p«rolei du refrain.
Dan» le ms. A (ch. 68) la mélodie est notée un ton plus bas; «lU est un peu plus ilmpU les petits interludes instrumentaux mamiuent en général.
Je leur donnasse volluntiers
Se je pensoye avoir de quoy;
Maiz, sur ma foy, tous mes deniers ^S Et tout mon bien est hors de moy.
Je ne puys faire courtoysie,
Car povreté me contrarie
Et me tient en subjection.
Je n'ay plus amy ne amye
En France ne en Normendye, 32 Qui me donnast ung porion.
A la duché ....
Dieu vueille mectre bonne paix
Par toute la crestienté,
Mais que ce soit à tout jamaiz,
4*2 Si vivrons tous en loyauté.
Se crestienté fust unye Nous menassions joyeuse vye, Et mectrion tristesse emprison.
Ceulx par qui c'est, Dieu lez mauldie, Et aussi la Vierge Marie
48 Sans avoir jamais guerison.
A la duché ....
24 V par ma foy se jeusse. 25 V mais, par mon âme, mes. 26 V domoy. 27 Après ce vers V ajoute En la duché de Normendye. 33-48 tout différents dans V. 46-48 A Car james ne veult que len rie. Elle a sur moy grant seigneurie. Je la treuve en chascun buisson.
Chanson IV.
Roy - - ne des fleurs
que je de - si - - le tanll
l'Jpt—?^ — w — #-^^--#— '
tî?i::=t
M — -rr—fi—M — ^, p — M — —
Quand je vous voys
mon foeur vol -le de joy c. Las, die - les -
^fâifiÉiS^'M-^ÎÉii^S^Sl
nioy se vostre amour c'^\ mov - - - e. 4. nic-l<»s le n)uT,
^^iÉi^^î
gcn - lil corp- a - ve-nant. 1. Ue - li - ri -eux — — — — gon -
Vous on a - vez — — — — "l'^n
\$^m^^^^^^m^^^mm
- lil fleur de gay-té, La plus bel-le qui onc-ques fusl en vy - c, eueur o vous por-lé: 8. Gar-dez le bien, ma seur, je vous en pry - e.
Ces faulx jalloux, hellas! je les hais tant! A nulle fin voir je ne les pourroye.
Ces mesdisans sont tousjours en la voye. 12 Vostre seray le temps de mon vivant. Royne des fleurs . . .
E. ft» 42.
3 E vraye 4 E Advenant. 7 E ou vous mon cucur p. 13 B la roprlie du refrain n>»! pat indiquée dans le manuscrit.
Virelay. La seconde partie de la strophe, vers O-lii se chante sur la m«'lodle du refrain. Puis le refrain est repris.
Le début de cette chanson est le même que celui des oh. IIV tt \IX. cf. au»»i la rh. LV du ms A. Daus le ms : fr. 1V.»7, f» 4i', la même chanson »o trouve k trois roli. Le tmor est à peu près identique avec notre mélodie; mais il est noté une quarte plus bat. I^t paroles se trouvent seulement h la partie du supcrius et à celle du lénor.
Chanson V.
Le bon es-poir que mon cueur a
Sur le temps qui est ad — ve -
Me faict tous-jours en joye te - nir. 4. Ce qui doibt ad - ve - nir ven-dra.
fea^
I. Le vent qui ven-te d'u - ne part Si ne peut pas tous-jours du - rer. 11 fault qu'il change tost ou tard : 8 Mais trop il nous peut a - - noy - er.
L'on dict : « Hastivet s'eschauda »
Peyne et doulleur nous fault souffrir; Qui emprunte ne peult choisir, 12 S'ay je ouy dire, longtemps a.
Le bon espoir ....
IL J'ay enduré peyne et douleur,
Par mon serment, le temps passé
Qui m'a faict changer ma couUeur, 20 En vérité j'en suis lassé.
Qui bien fera bien trouvera,
Il ne se fault point esbahir
Pour ung petit de mal souffrir, 24 Car puis après bon temps vendra.
Le bon espoir ...
A f XLIX vo.
3 A souvent. 5—8 Dans A ces vers forment le commencement de la seconde strophe.
i^— 12 à leur place A met 17-20, les vers 9—12 forment dans A la fin de la seconde strophe. 9 A on dit que trop hastif. 10 A Je sçay bien à quoy m'en tenir. 12 A Se ay. 19 A qui bien m ont faict 20 A Quant est de moy. 21 Qui bien actend bien luy viendra. 22 A on ne sen •ioibt. 24 A 8y Dieu plaist le temps changera.
La mélodie d'A (ch 74) est complètement différente de celle de B.
Virclay. Les vers 5—8 forment la première partie de la première strophe. La seconde partie, 9 -12, se chante sur la mélodie du refrain.
Chanson VI.
En a-mours n'a si
- non bien, Nul mal qui ne
luy pen -
ce.
A-mours font fai - re mainri
tours 4. Et inaincle
'"tr *-*-* ^ é-g-0-^o~^^ ' '•-bry — ' — r '
con
- te - nan - - - ce. Je le dis pour mon a - my Qui est gay et
p5^^^=^^^-te-^^^
bien
jo - - ly, Je le ron-gnois d'en - fan -
ce.
S'il ra'ayme, si fais - - - je luy, 9 Dieu le gard de
Il est d'ung si beau maintien, Bel à grant suffisance ; Mon cueur veult, et nioy le sien 13 D'une vollunté france.
S'il estoit, par Sainct Remy, Avec moi jour et demy, J'ay en luy tel fiance, Qu'il n'y seroit endormy, 18 Tant est plain de plaisance.
mes-clian
- ce.
2. A ly. 3. Jameê homme ny eu»t rien. 4. Qui eu«t peu detperance. « Ce tfrt manque dans A. 7. Il maime aux!, h Dans H tl y a au-desous de metchance çrtrance. Au lieu des vers lO— 18 A n'a que quatre vers, tout dtfl'errntt.
La musique d A Be borne À la premlÎTe partie do ccllo de B, arec la dlff.^rmce que la finale est sol. Le texte dA n'ayant que S strophes de quatre Ters, la mu.ique de la preœlèrtj correspond aux textes des trois strophes.
Chanson VIL
^^^^^ÎëIêœ^^^^Jë?^
3— PS Soii-vcnt je m'es - bats et mon cueur est inar-ry, Je vis en deul
et en gront des plai - san
- ce,
Tou-tes les
^î^^^lEëE.T£g^E|^^^|geg^1
fois
que j'en ay sou-ve
nan - - ce,
r — r— bnt
i C'est de la
bel - - le
qui vers moy a
fail - - Iv.
El m'avoit baillé et promise sa foy, Qu'el m'aimeroit par dessus tous loyaulment Mais avec elle ung aultre je trouvay, 8 Lequel son plaisir prenoit secrètement..
A fo XXVI vo V. 17. L fo LXXVIII vo S 3i fo XVI.
1. V Souvent mesbas. 2. A Et vit, 8 3i Et vis. 3. L qui, S3i que j'ay eu. 4. S 3i de la b. 5. A Elle m'avoit promis et baillé foy, V. Promis m'avoit et asseuré sa f. 6. A Quelle ra'amoit parsus tous. 7. A Avecques elle L Avec elle j'ai trouvé V un homme j'aperçois. 8. A Qui son plaisir fesoit V Qui de son corps jouit paisiblement. 9-12 manquent V. 9 A One mes nul Jour plus traîtresse L Oncques jamais. :o. A Car de m'amer elle fesoit. il. A L qu'elle, lî. A D'aymer aultre mais elle a bien f. 16. Api es 16 A intercale encore huit vers.
Les vers de onze syllabes sont peut-être à imputer au copiste, ou au musicien. Ainsi dans le premier vers le mot €je> semble avoir été intercalé pour la seconde note. Au V 8 par contre la mélodie demanderait f qui son pi. ». (cf. A). V 9 présente le même cas que le vers 1, «oncques» a été substitué à «onc» pour avoir une syllabe sur la seconde note.
Oncques à nul jour plus tritresse ne vy. De moy amer el me monstroit semblance, Et si disoit qu'el avoit desirance 12 D'estre m'amye, mais elle m'a failly. [Souvent je m'esbas . . . ]
Pas n'eusse cuidé voir, n'en doubtez mye.
Que pour nul rien n'eust voulu decepvoir :
Celuy est prins de bien grande fullie
20 Qui cuide femme a luy tout seul avoir.
De leur faulces amours et d'elles je dis: Fy!
Car tout leur faict ce n'est (jue decevance
11 est bien fol qui à famé a fiance.
Car à bien peu ils sont touttes ainsi.
[Souvent je m'esbas . . . |
Chanson VIII.
La page est restée en blanc dans le manuscrit.
17. V met les vers 21 a 2» avaui 17-20. iT. A Vas ueuste creu, cerier V Adui» ut e4iv>ii certes. I8. A Quelle enst voulu pour riens, V Qu'aultro «jue moy n'âuroit voully »ymfr. 19. A Celluy est bien csprls de jçrant. :.'0. A tout seul pour V Qui pouco faino pour lui tout seulement L. f p. luy seul a. 21. A Do leur amour V De ce» ». et ti. V Veu qu« d ajvmt elle a seule semblauce. i.'3. A foui. 21. A pour L clic», V l'n chatcun dit qoels «ont . .
Pour le refrain la nuModio d A et colle de H HOnt à peu prôi Identlnuoi; mal» A ajoute encore la ninsiquc dos vers j i^i ^, laquelle est la uirme nue cellp de* 3— et *•• \ers.
Chanson IX.
fe^^^^^^g^^feâ^^ë^
Dieu mercy, j'ay bien la-bou-ré, Aus - si ma char - rue est las - - se
^^^^ï^^£^^fe^^
e; Ja-mais je ne l'a-tel-le - ray, 4 Tant qu'el soit ung peu re-po -
^^|^^g^^^^i?-=ÈEî3
- se - - e, Tant qu'el soit ung
peu re - po - se
I J'a- Maiz
ms^
vois deujx beufz et I pou-lain Qui soulloyent bien ti - rer
le rouge a le cueur si vain, 8 Qu'a bien pe-tit qu'il n'en
d'accord, est inort.
Hellas! il est bien enhané De la grant douleur que j'avoye, Dont j'ay laissé, bien estonné, 12. La charruette enmy la voye.
Dieu mercy . . •
Mais il y a ung feugueray Qui est l'orée d'une valée, Où j'ay par maincte foys bouté 24. Ma charrue jusqu'à la roye.
Dieu mercy . . .
II. Je lesray ma terre gésir III. 11 fault mon poullain reposer Qui se voulsist bien labourer, Et f roter et tenir chault,
D'en voir le fruict j'ai grand désir; Car il ne se veult disposer
20. Dieu m'y doint bien persévérer. 32. A labourer, le cueur luy fault.
En tout temps, esté et yver, VoUuntiers je laboureroye, D'acord, de hait, sans estriver: