‹ Le marchand de SmyrneChapitre 139 sur 314 · SCÈNE L · texte numérisé non relu

SCÈNE L

LE PHILOSOPHE, seui.

A hT monsieur Thomme sensé, ou du moins qui vous piquez de l'être , vous avez fait là une belle démarche. Vous rencontrez Forlise dans une maison, on vous l'annonce comme un protecteur des arts; vous vous prévenez en sa faveur, il se passionne pour vous ; il vous engage à le venir voir ; Tous n'hésitez pas à lui promettre , et vous voilà

Tb^atrt. ComédÎM, l3« l8

chez un protecteur artiste. Ving^t instruments de toutes les façons , répandue dans tous les coins et recoins du salon ; de mauvaise musique étalée sur le bureau , et notée 2r la main ; un tablean détesta* ble placé sur le chevalet ; tout m'annonce la manie de mon original , et le caractère de ses protégés , qui Tentretiennent sans doute dans autant de ridicules.... Eh bien! qu'importe ?ilne£iut point perdre ses pas. Je comptois trouver un grand homme , des gçns à talents -, je verrai un nain , uo pjgmée monté sur des échasses, à qui des flatteurs persuaderont qu'il est véritablement grand : cela m'amusera; ce tableau peut mériter un coup d'oeil philosophique : il est bon de voir de près certains ridicules , pour n'être pas tenté de lés prendre soimême.. Yoilà sans doute deux protégés de mon* sieur le marquis : ils s'avancent , écoutons-les« (Il s'assied derrière un bureau, )

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