‹ Le marchand de SmyrneChapitre 156 sur 314 · SCÈNE IX. aa · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. aa

pagnie pour venir vous surprendre dans vos hautes occupations.... Mais, comment, monsieur le marquis, vous peignez! £h! mais, je ne vous connoissois pas encore ce talent.

Ah! comtesse, ce sont des essais d*écolier.

LA COMTESSE

Qui valent des coups de maître... Je suis jalouse de ce tableau d'imagination. Allons , remettez-vous à votre place , et moi je vais m'asseoir ici. Peignez-moi.

FOBLISE, très embarrassé.

EE ! mais , vous nj penser pas , et je ne suis pas assez habile. . .

LA COMTESSE

Pour attraper une femme. Nous verrons. (S*ap^ seyant et s' arrangeant.) Me voilà bien , commencez : si vous vous j prenez mal, on vous le dira.

FORLISE..

Mais je n'ai pas de toile.

LA COMTESSE

Eh bien ! effacez cette tête , et inettei>>moi à In place.

PORLISE.,

Mais c'est une tête de caractère.

LA couTZSSEf avec un peu d'humeur.

Vous verrez que je n'ai pas de caractère.

FOELISI.

Kon, voof êtes trop jolie.

»a8 liA MANIE DES ARTS. I

tA COMTESSE.

m a quelque raison.

Et puis avez-TOas des heures à me donner?

LA COMTESSE

Des moments, passe. M'en voilà dégoûtée. {EtU vole au bureau de Forlise.) Avez- vous là quelque chose de nouveau?

rORLisZf à ta comtesse, qui ravage tout sur te bureau.

Ah ! comtesse , prenez garde.

LA COMTESSE

Je ne touche à rien ; je n'en yeux qu'à cette musique.

FOULTtE.

C'est un petit opéra.

LA COMTESSE

Vous avez fait un opéra , monsieur le marquis? Voyons, vojons. Comment! mais cela me paroit très agréable; yoilà une ariette tout- à-fait de mon goiit.

FORLISE.

Si VOUS vouliez nous la chanter?.. •

LA COMTESSE

If'accompagnerez-vous ?

FORLISE.

Volontiers, comtesse. C'est une bergère à qd le réveil vient d'effacer l'image de son amant. (U essaie de jouer du violon',) Je ne suis pas en train, je ne sais ce que j'ai dans les doigts..,. DuBciont?

SCËNE IX. 329

HVUOVTm

Monsieur ?

POHLISE.

Mes musiciens sont-ils là?

DUUONT.

Les yoilà; il j a une heure qu'ils attendent pour répéter votre opéra.

FOBLISE.

Qu'ils jouent; acte premier, scène troisième, après l'air de baitse-taille. Allons, messieurs. LA COMTESSE ckante^

Sommeil, pourquoi me fuyes-Yous?

Je ne retrouve plus Silvandre ; Silvandre étoit à mes genoux , Je ne retrouve plus Silvandre.

Silvandre étoit à mes genoux, H nje pressoit de me rendre, Il me fixoit d'un air si doux, n me parloit d'un ton si tendre.

Sonmieil,etc.

(Dumont, qui n'est pat fort content de la musiijuê de son maître, tort avec humeur,)

Tk^ltrc. Comidivs*- l3. SO

ai3o LA MANIE D£S ARTS.

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