ACTE IV, SCÈNE IV
Tenten pensant à Tayenir, je clisois : « Que ferai- « je dans ma yitillesse ? Où me réfagierai-je ? Qui « prendra soin de moi , si je suis infirme ou «( blessé ? . . . . Je me trouyerai dans un désert au u milieu du monde , et peut-être obligé d'aller « mendier mon pain. Mais non, reprenois-je ayeû u confiance. . .'. J'irai cbez le major Téleim ; il « ne me laissera pas dans la misère ; il partagera « sa fortune ayec moi , et je pourrai dans sa mai-» « son yiyre et mourir en honnête homme. »
TÉLEIM.
Eh bien ! camarade , ne crois-tu plus la même chose?
TEnNEn.
Notx : yous refusez mon secours, quand yous
en ayez besoin et que je puis yous aider C'est
me dire : ne compte pas sur moi quand tu seraidans la nécessité. C'est assez.
TÉLEIM.
Oùyas-tu? Tu me pousses à bout.... Verner, mon cher Verner, j'ai encore de l'argent, je t'ayertirai dés qu'il m'en manquera... et tu seras le seul à qui j'emprunterai. Es- tu content?
yERVEn..
Il faut bien que je le sois.... Votre main, mon major?
TÉLEIM.
Tiens , la yoilà.,
yEANER.
Ke trompez pas Verner ^ il en mourroité
6o8 LES AMANTS GÉNÉREUX.
Nous Toilà contents lun et l'autre , mon cbei Veruer... Laisse-moi; il faut j^ue j'écriye à Minoa.
VEaVEA.
Qu'allez-Yous écrire à madame la comtesse?
que TOUS désespérez de vos affaires ? que tous d^ Tez TOUS éloigner d'elle? Eh mais! c est bien consolant après ce qn elle a fait pour vous , son onpressement à vous chercher ici.... Voulez-Tons U réduire au désespoir? Elle est dans un chagrin» on accablement , une alBiction, que tous seul poiiY« dissiper.
'Comment! Que dis-tu? Sauroit-^e?*«*
Oui , moi^sieur le major : cvoykat qu'il n'j arott que madame au monde cpi pût yous consoler, )• lui ai tout dit ;■ et en yérité eUe tous auroit ti* tendri.
TÉLEIM.,
Malheureux ! qu'as-tu fait ?
ysavEar Mon devoir : j'irois vous chercher nn ooniolt» teur au bout du monde.
iCTE IV, SGËNE Y. 3of