ACTE V, SCÈNE X
FAircHETTE, prenant les papiers, Vojez, vojez, madame.
MIN HA Uu
tu Mon cher Téieim ! . . .
« Mon cher Téieim ! » Madame , ah ! les larmes fn'en viennent aui yeux.
mwA, Continuant de iirt avec in pius grande
émotion.
« Mon cher Téléim , je Bui^ détrompé , et je me % h&te de vous tendre jostice» La caisse d'État & t< ordre de vous remettre votre billet , et de vou» X pajèr vos avances pour Iç régiment. Vos accusali lions sont biffée) h la chancellerie de guerre ; tt % jfe ne désire plus que de vous voir rentrer au série vibe. Je suis le plus heureux des souverains de c( pouvoir justifier le plus honnête homme de mon te royaume. » Voilà, mon cher Téieim, une lettre dont je n'aurois jamais eu besoin.
PAïrCHETTE.
Elle fàitLbien de l'honneur à un lujet cpri la reçoit..
Et à un souverain qui l'écrit. Donnez-moi cette lettre.... Elle est bien, mais fort bien.... Garde-la dans tes archives , mon cher neveu ; et dans quelques centaines d'années, elle fera la joie et la con^ soiation de tes descendants. Ma conversation avec le directeur et mon placet au roi ont fait leur ef ' fet; ils ont eu peur de x&ol, et je Içur ai fait enten-
SaS LES AMANTS GÉNÉREUX.
dre raison. Oh ça ! Téleim , il faut que nous allions ensemble remercier le roi et le directeur de la guerre, quoique ce soit un fat; car enfin il a fait tout oe que je voulois... Mais quelle est cette autre lettre?
Elle est du directeur : après celle du roi, elle m'a peu intéressé. Ce sont siirement des compliments.
LE COMTE
Passe, passe-la moi. C'est pe\it-etre le billet de nos États , le remboursement de vos avances , onc gratification , un mandat sur la caisse. Oh ! tous ne pensez jamais à rien , vous autres jeunes gens) (1/ Ut', d'abord fort haut, ensuite d*un ton plus bas^ mais de façon cependant qu'on l'entende, ) « Si vous « aviez pu pepdre votre cause , vous l'auriez per- « due , par la manière dont un comte de Bruxhal , « qui se dit de vos amis , l'a défendue. La cour K n'est pas un pajs qui lui convienne , et vous decc vez l'engager à retourner dans ses terres. » Eb parbleu! croit -il que je sois venu à Berlin pour l'admirer? partons, partons, mes enfants; il n'jr a pas moyen de demeurer ici; on ny aime ni la vérité, ni la noblesse, ni les honnêtes gens.
{Il sort.)