‹ Le marchand de SmyrneChapitre 236 sur 314 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

LE DUC DE BELLEGARDE, LE MARQUIS DE COIiCHINI , tous deux en uniforme de chasse,,

LE MARQUIS DE coHC HXNi, d'un air triste,

jNovs Toici donc , depuis quatre jours , à Fontainebleau f et nous allons partir, dans deux heures, pour la chasse , mon cher ducv de Bellegarde. LE DUC DE bellegAede, à part.

Mon cher duc de Bellegardç !.. Le fat!.. {Haut.) Oui, mon très cher marquis de Gonchini, noui allons aujourd'hui prendre un cerf ... . peut-être 4eux. ••• et, au retour, nous soupons avec le roi

336 LA PARTIE DE CHXSSE DE HEîIRI lY.

(car il vous a nommé aussi, vous, monsieur].... (*D'un air mystérieux,) Gela s'arrange menreilleii* sèment ayec yos vues , que j'ai pénétrées.... Pour moi f cela me contrarie un peu ; mais cela £dt le 'désespoir, à coup sûr , d'um? très grande dame, qui ne m'ayoit pas destine à souper ce soir ayec le roi.

lE MARQUIS DE CONCBINI.

Je yous en livre autant; et cette chasse et et souper, surtout, que dans tout autre temps j'eusse désiré avec passion, me désolent dans ce mo* ment-ci.

LE DUC DE B ELLE G Am DE, <£'iiit aîr/^er.

Vous désolent, M. de Gonchini?... £hl mon dieu , oui , je sais bien , et vous me dites encore hier au soir que votre dessein étoit d'aller iÊure aujourd'hui un tour li Paris , pour voir votre petite Agathe. . . . ( D^un ton plus sérieux, ) Mais , mon très cher monsieur, vous n'êtes pas assez constamment dans les bonnes grâces du roi pour que ce contre-temps-ci (si c'en est un si g^and que l'honneur de souper avec votre maître) puisse tant vous désoler.

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