‹ Le marchand de SmyrneChapitre 259 sur 314 · SCÈNE t · texte numérisé non relu

SCÈNE t

LUCAS, GATAU, habiiiés en paysans du temps-dê

Henri IV. *

( L'on entend un cor-de-chasse dans rëloignement)

LUCAS

Fabgvbuve I mam 'selle Catau , entendais-voos ees corneux-là ? Encore un coup , y nais vous en yoir la chasse avec moi. AU'n'est pas loin d'ici. Allons du côté que j entendons les cors.

' CATAU

Oh ! Lucas , je n ons pas le temps \ il faut qne je nous en retournions cheux nous.

LUCAS

Dame! c'est que ça n'arrive pas tous les jours, au moins, que la chasse vienne jusqu'à Lieursain... Tj verrons peut-être notre bon roi Henri.

CATAU

Vraiment, j'auriops bien envie de l'voir, car je ne Tconnoissons pas pus qu'toi , Lucas ; mais il se fah tard, ma mère m'attend : faut que je Vj a*""

à faire k» foup^r. Mon fr^re Richard ravive ce foir,

Quoi ! M. Richard arrive ce soir? Qneu plaisir! queu joie ! . . . J*espéron8 qu'il déterminera à mon mariage arec tous ,• M. Michau , yotre pè«e , qoi barguigne toujours. . . . Mais , parguenne ! c'est bian mal à' tous de ne m'avoir pas déjà dit cte nouyelle-là !

r CATAU«

Est-ce que j*ai pn vous la dire pus tôt donc? Je Tiens de l'apprendre tout à l'heure.

IDC AS.

Eh bian ! falloit me la dire tout de suite.

CATAU

Queu raison ! Est-ce que -je pouvois tous dirt ça auparayant que de vous avoir rencontré ?

LUCAS

Bon f vous pensiais bian à me rencontrer, tant seulement ! Vous ne pensiais qu'à courir après It chasse. Est-ce là de l'amiquié donc , quand on a une bonne nouvelle à apprendre à quelqu'un ?

CATAU, à part.

Hais, vojez donc queue querelle il me fait, pendant que je n'ai voulu voir la chasse que parw que je savois ben que je l'rencontreriqns en chemin, ce bijou^là!... et il faut encore qu'il me ]gronde î , .^. j(A Lucas.) Allez., vous êtes un ingrat. LUQAS, d'un air tendre.

Eh ! pardon , mam'sell^ Catau ; c'est que j'îgno-

ACTEII, SCENE I. 365

rions tout ça, nous.... Dame Ivo jais- vous? c'est que je you^ aimons tant , tant , tant !

CAtAU.

Eh! pardi! je vous aimons bcn aussi, nous, monsieur Lucas ; mais je n Vous grondons pas que vous ne 1 méritiais.

LVCAS, en riant.

Oh! tatigué! vous me grondais bian queuquefois sans que je le méritions ! . . . Par exemple , hier encore, devant M. et madame Michau, ne me fondîtes -vous pal d'importance, à propos de c'te dévergondée d'Agathe, qui a pris sa volée avec; ce jeune seigneur? Dirais-vous encore que j'avioni tort ?

CATAu, d'un air mutin.

Oui, sans doute, je le dirai encore. Je ne saurois croire , moi , qu'Agathe se soit en allée exprès ayec ce monsieur. C'est une fille si raisonnable, elle aimoit tant mon frère Richard!... Allais, allais , il 7 a queuque chose à cela , que je n«^cajÉa^7S, prenons pas. « » ^

LUCAS, en se moquant»

Oh ! jamigoi ! je le comprends bian

CATAU

Oh! tiens, Lucas, ne renouvelons pas c'te querelle-là, car je te gronderions encore, si j'en avions le temps. Mais j'ons affaire... Adieu, Lucas.

LUCAt.

Adieu , méchante.

3lr

C ATAu , lui jetant son bouifuet au nez.

Méchante!... Tiens, T'ik pour t'apprendre à parler.^

( EiU s'en va. )

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