I.A MARQUISE
A H 1 M. de Clain ville , nous ne prenons d'empire que sur les âmes foibles.... Je suis piquée au vif.... Oui.... oui.... il peut avoir tenu ce discours là. . . . je le reconnois. Lui. ... lui , qui par l'idée qu'il a de son propre mérite » auroit été Fhomme le plus aisé... Ah! que je serois charmée si je pouvois me venger.... m'en venger, là, à l'instant , et prouver.... Mais comment pourrois-je m'j prcn^ dre?... Si je lui faisois raconter à lui-même, ou en -lui faisant plutôt croire... Non... il faut que cela intéresse particulièrement mon officier.... je veux qu'il soit en quelque sorte. ... Si par quelque gageure. (Ici elle fixe la porte et ta clef en rêvant.) M. de Clain ville.... Ah! (Elle dit cela en souriant à L'idée qu'elle a troussée.) Hon, non.... Il seroitpourtant plaisant.... Mais que risqué-je...?/(£//eie lève, tire la clef du cabinet avec mystère.) Il seroit bien singulier «jue cela réussit. (Elle rit de son idée en
4a I/A GAGEURE IMPRÉVUE.
mettant la clef dans sa poche : elle s'assied..) Gotte» donnez-moi mon sac à ouvrage^
GOTTE
Le yoilà.
LA MARQuisz, réveusc.
Donnez-moi donc mon sac à ouvrage*
GOTTE
£h ! le Yoilà , madame.
LA MARQUISE
. Ahl /