‹ Le marchand de SmyrneChapitre 68 sur 314 · B A 88 AV · texte numérisé non relu

B A 88 AV

Ob! cela est incroj^able. A propos, rons n*étes point mariés ?

do.hnal.

Vraiment, oqn; nous ne léserons qu*à notre re> tour. Une de ses tantes nous accompagnoit , elle est morte dans la traversée.

. H AS s AV.

Vite , vite ,'un cadi , un cadî. . . Ab ! mais à propos , on ne p^ut pasj c'est cet babit qui me trompe.

DOnNAL.

Ma chère petite musulmane, quand serons-nous en terre chrétienne ? Ab ! mon dieu , nos pauvres compagnons d'infortunes I

96 LE MARCHAND, etc. SCÈNE XV.

HASSAN

Si j etois assez riche. . . Mais , après tout , rhomme de loi , et cet autre, cela ne doit pas coûter cher, n est-ce pas ?

BORRAI..

Ah! mon dieu, non : nous les aurons U bon marché.

FATMé.

Ah! c'est bien vrai. Je viens de rencontrer TArménien; tout ce qu'il demande , c'est de les vendre au prix coûtant.

dounal.

D'ailleurs, moi, je suis riche, et je prétendi bien. . .

HASSAir.

Allons, délivrons-les. (A Fatmé.) Va les chercher, qu'ils partagent notre joie, qu'ils soient heureux, et qu'ils nous pardonnent de porter un doliman , au lieu d'un justaucorps.

{Fatmé amène l'Arménien, suivi des esclaves qui ont paru dans la pièce, et de ceux dont il y est parlé* Ils forment un ballet et témoignent leur reconnoissance à Zaïde , h Hassan et à DornaL )

r'iH DU MARCHAVD DK «MTltirK.

LE

COMEDIE

PAR GOLDONl,

Représentée , pour la première fois, le 4 noyembre

tlhéitf» Coméâiti, l3»

NOTICE

SUR GOLDONL

Charles GoLD'oNi naquit à Venise en 1707.

Il se sentit de bonne heure un penchant dëcidë pour le théâtre j et composa une comëdie dès l'âge de huit ans. Ses parents le placèrent d'abord chez le procureur, et le firent recevoir avocat; mais à peine eut-il plaidé sa première cause j qu'il quitta le barreau et se mit à voyager. Nous n'entreprendrons pas de le suivre dans le cours de ses aventures, dont il a donne une relation fort amusante en trois volumes in-8®. Noud nous bornerons à dire qu'il fut le réformateur du théâtre en Italie , où il donna plus de cent cinquante pièces qui , pour la plupart , ont obtenu un grand succès , et dont plusieurs ont é imitées sur la scène françoise. Nous ne pouvo cependant nous dispenser de rapporter, po preuve de l'extrême facilité de cet auteur, 9^'^'

NOTICE StTR GOLDONI. 99

tant lié avec une troupe de comédiens à Venise, il fit annoncer à la fin de l'année 1749? <iue, dans le cours de la suivante, il seroit donné seize pièces nouvelles du sieur Goidonî sous des titres qui furent indiqués. Cet engagement extraordinaire fut rempli avec exactitude, et presque toutes ces pièces réussirent.

Goldoni vint en France en 1761 , et ne put résister au désir de travailler pour le théâtre François. Il y fit jouer le Bourru bienfaisant. Cette comédie parut , pour la première fois , le 4 novembre 1 77 1 , et eut treize représentations. On la donne souvent encore, et elle fait toujours plaisir.

L'accueil que Fauteur italien avoit reçu à Paris, le déterniiina à s'y fixer. L'agrément d« son esprit, son extrême gaieté, et l'aimable franchise , qui étoit la base de son caractère, le faisoient désirer partout. Il devint aveugle sur la fin de ses jours, et venoit d'obtenir une pension du gouvernement, lorsqu'il mourut en 1 79a , âgé de quatre-vingt-cinq ans.

PERSONNAGES

MoirSIEVll GéRONTJE,

MovsiEun Dalakcovr, neveu de M. Géronttt DoRYÂL, ami. de M. Géronte.

VALÈnE, amoureux d'Angélique« . PicAAD, laquais de M. Géronte« Un laquais de M. Dalancour.

Madame Dalancour..

AiroÉLiQUE, sœur de M. Dalancour.

M ART H ON y gouvernante de M* Géronte.

La scène se passe dans un salon chez MM. Géronte et Dalancour. 11 j a troi-» portes, dont lune introduit dans l'appartement de M Géronte; l'autre , vis-à-vis , dans celui de M. Dalancour; et la troisième , dans le fond , sert d'entrée et de sortie à tout le monde. 11 j aura des chaises , des fauteuils , et une table avec un échiquier.

LE

COMÉDIE

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