‹ Le marchand de SmyrneChapitre 92 sur 314 · ACTE I, SCÈNE XVt i3i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XVt i3i

MADAME DALANCOUR.

Pardonnez - moi , je tous connois, mon cher ami : si quelque chose vous fait de la peine , you^ drîez-YOus me le cacher ?

M. DALANCovn, toujours embarrassée C'est ma sœur qui m occupe » voilà tout.

MADAME DALAVCOUR.!

Votre sœur? Pourquoi donc? C'est la meilleure enfant du monde, je Taime de tout mon cœur.

Tenez, mon ami, si vous youliei m'en croire y TOUS pourriez vous débarrasser de ce soin, et la rendre heureuse en même temps.

M. D Ai. AU COUR.

Gomment ?

MADAME DALAVCOUR.

Vous voulez la mettre dans un couvent ; et je tais , de bonne part , qu'elle en séroit très fâchée» M.- DALAVCOVR, un peu fUché»

A son âge , doit>elle avoir des volontés ?

MADAME DALARCOUR.

If on , elle est assez sage pour se soumettre k celle de ses parents. Mais pourquoi ne la mariez-. vous pas?

M. DALAircoua.

£lle est encore trop jeune.

MADAME DALANOOVn.

Bon! étois-je plus âgée, quand nous nous •oauaei mariés ?

i32 LE BOURRU BIÎÎNFAISANT.

if.i DALANCOUR, vivementM Eh bien ! irai-je de porte en porte lui ckerchei Un mari ?

MADAIVE nAtAnCOUR.

Êcbutex f écontcz-moi , inoil cher amî ; ne youi Cichez pas , je tous en prie. Je crois , si je ne me trompe , m'être aperçue que Yalère l'aime , et qu'il en est aimé.

M. DALAVCOVR, à pott.

Dieu ! que je souffre !

MADAME DALAUCOVR»

Vous le connoissez : ^ auroit-il pour Angélique tn parti mieux assorti que celui-là ?

M. DALANCova, toujoun embarratsè, Nous verrons ; nous en parlerons»

MA9AME DALAVCOta.

Faites-moi ce plaisir, je vous le^ demAnJe eo grAce^ permettez-moi de me mêler de cette aflfairc; toute mon ambition seroit à'y réussir.

M« DALAVCOUA, ttèt embarrosêim

Madame. . . •

MADAME DALAsrCOUR*

Eh bien?

M. DAtANCOUn.

Gela ne se peut pas.

MADAME OALAVCOUA.

Non 7 pourquoi ?

M. DALAVCOUB, toufours em^arroiié.

Mon oncle j consentiroit-il?

âCTE ], SCÈNE XYI. i33

MADAME DALAHCOUR.

A' la bonne heure. Je yeuK bien qu'on lui rende tout ce quriui est dû; mais tous êtes le frère. La dot est entre vos mains ; le pli|S ou le moins ne dépend que de vous. Permettez-moi de m'assurer de leurs inclinations, et que j arrange à peu près 1 article de l'intérêt.....

M.. DALAvcovn, vivement.

Non ; gardez-YOus-en bien , s'il vous plait.

MADAME DALAHCOUR.

Est-ce que vous ne voudriez point marier votre fceur?

M.. DAIAVCOUR.

Au contraire^

MADAME DALAffCOtJR.

£st-ceque....'

If. DAlAircOUR.

Il faut que je sorte ; nous parlerons de cela hwon retour. (Il veut s'en aller»)

MADAME DALAirCOUm.

Trouvez-vous mauvais que je m'en mêle ?

M. DALAHCOUR, eit l'en atlantn Point du tout.

MADAME DALAHCOUR.

Écoutez; seroit-ce pour la dot?

M. DALAHCOUR.

Je n'en sais rien.

illiort.)

tWttc^ Ç9mUU$i x3. f »

i34 LE BOURRU BIENFAISANT

Page 1