DEUXIÈME MONSIEUR
Je l’ignore.
PREMIER MONSIEUR
Je n’ai pas bien compris. — Redites donc encore?...
(Molinot tousse, s’essuie le front; Victoire lui apporte un verre d’eau sucrée.) MOLINOT PÈRE, après avoir bu.
Et contient la liqueur ardente Que la Jamaïque brûlante Verse à la coupe des plaisirs!
MOLINOT FILS, bas.
Quelle poésie 1
VICTOIRE
Ah!
PREMIER MONSIEUR, à l’autre.
Oui, c’est du rhum.
CLAUDE, i part.
Au diable
Les sots complimenteurs, le poète et la fable I
MOLINOT PÈRE, continuant.
J’ai pitié de vous, au contraire.
Dans les climats glacés du nord ,
Vous pourrissez dessous la terre!
— Oh ! ne me plaignez pas si fort.
Répondit en riant la jeune betterave.
De votre part l’erreur est grave.
Si mon modeste sort vous semble le mauvais,
Pour me faire valoir j’ai des marchands intègres;
Mon sucre est plus grossier, moins blanc, sans doute; mais Il n’est pas teint du sang des nègres !
Ah bravo!