SCENE YII
GERMAINE, DU PRANCEY
[Du Prancey est revenu s^asseoir sur le divan. Long silence.)
GERMAINE
Vous n'êtes pas bavard, aujourd'hui... {Silence.) Qu'aveivous donc, Gérard?
DU PRANCEY
Des préoccupations...
GERMAINE
Voulez-vous me les dire?
DU PRANCEY
Je ne puis.
GERMAINE
Vous n'avez plus conflance en votre amie?
DU PRANCEY
Si, mais ce n'est pas mon secret.
GERMAINE
C'est celui de Forou?
DU FRANCE Y
De Forou?... Pourquoi dites-vous cela?... A propos des bêtises dont il m'a entretenu?... Cela n'a aucun rapport... Il me consultait au sujet de ses amours...
Ses amours!... Il y a des créatures qui subissent monsieur Forou!... Brrr... ça donne le frisson!
DU PRANCEY
Bah! on s'habitue à tout... Simple affaire de nuances-
{Un silence.)
GERMAINE
Voulez-vous me faire une petite place près de vous?... Là., merci!... Je me sens moins frileuse ainsi... Il commence à faire froid...
DU PRANCEY
Et humide!... J'en ai assez de la campagne!
GERMAINE
Vous n'êtes pas aimable!
DU PRANCEY
Au contraire... Ici, quand je vous embrasse le bout des doigts, wus vous évanouissez de peur...
GERMAINE
Nous sommes entourés d'espions!... Dans la maison, les domestiques, et, au dehors, tout le monde... C'est dans le sang des villageois, ça!... Je suis bien certaine qu'on ne r ecrute pas les espions parmi les citadins...
DU PRANCEY
Quand irez-vous à Paris?... [Plus bas.) Quand viendras-tu