SCENE YIII
GERMAINE, LEQUIN
LEQUIN
Je reviens, Madame, comme il était convenu.
GERMAINE
En effet. Monsieur... mais mon mari, qui a été appelé à Paris d'urgence, m'a priée de vous recevoir à sa place...
LEQUIN, ennuyé.
Ah! oui...
GERMAINE
Veuillez vous asseoir... Monsieur, je suis certaine que vous êtes un galant homme...
LEQUIN
Madame, un homme du monde est toujours un galant homme'...
GERMAINE
Aussi, je n'hésite pas à vous parler en toute franchise... Nous n'avons pu trouver la combinaison qui nous permettrait de vous payer immédiatement... Pourtant, croyez que vous ne risquez rien en nous accordant un peu de temps... très peu !...
LEQUIN
Je ne puis, Madame... c'est la quatrième fois que...
Je le sais, mais je vous répète que vous n'avez rien à craindre... Je ne veux pas vous ennuyer du détail des spéculations dont nous espérons des résultats si avantageux que nous nous sommes dépouillés pour les entreprendre... Réfléchissez seulement qu'en nous créant des difficultés, vous pourriez, sans bénéfice pour personne, faire échouer nos plans !
LEQUIN
M. Certier m'a fait bien des promesses...
GERMAINE
Je suis sûre que vous ne douterez pas de ma parole, à moi !
LEQUIN
Ah ! Madame, vous m'avez deviné du premier coup d'œil!...