TOTAL
! ANNÉES
Inde.
Oricut.
Inde.
Orient.
march.
import.
march.
export.
or et argent export.
iu s.
II). s.
Dîgltlze^yTToogt
ANNEXES
L’exportation annuelle de métal vers l’Orient, a été pendant les cinq années de 1857 à 1801 de 13 1/2 millions sterling, et, en 1863 et 1864, elle s’est élevée à 23 raillions. L’expansion du commerce libre est si puissante, que môme quand il s’adresse à des contrées très-arriérées, les échanges internationaux tendent à arriver à cet état d’équilibre, où ils constituent un troc de produits contre produits.
Dans ces derniers temps, nous sommes parvenus à combattre les conséquences de nos grandes importations de coton qui nous enlevaient des quantités excessives d’or et d’argent, et il cstprobable qu'en 1865, nos remises de métal seront beaucoup moindres qu’en 1863-1864, parce que le goût des produits anglais ira en augmentant, et donnera lieu à des échanges aussi réguliers et aussi bien équilibrés que ceux avec la France et l’Amérique.
Sans l’or fourni par la Californie et l’Australie, il est probable que le transfert brusque du commerce du colon de l’Occident à l'Orient aurait produit une convulsion commerciale sans exemple dans l’histoire. Les envois d’or de Melbourne et de Sau-Francisco sont arrivés aux moments les plus critiques, et nous ont permis de faire face aux demandes de l’Orient, avec une facilité qu'aucune autre ressource n’aurait pu nous procurer.
Tous ces faits montrent l’importance pour le commerce grandissant do ce pays, de posséder un approvisionnement central de numéraire assez grand pour faire face à l’écoulement de quelques millions, sans ébranler notre système de crédit, et sans porter brusquement l’escompte à un taux très-élevé.
Aucune précaution, croyons-nous, ne peut prévenir complètement, et en toutes circonstances, une pression monétaire,
ou une panique financière, et encore moins les variations du taux de l'intérêt ; mais il est évident qu’un moyen infaillible d’augmenter ceB paniques et les gènes financières, est, dans un pays qui a un grand commerce extérieur, d'empêcher la Banque centrale de se procurer et de conserver une réserve suffisante de numéraire.