partie ouest du Dahra appartenant à la subdivision de Mos
taganem. On la encore mis en déroute en lui tuant une
centaine d'hommes. Cela m'empêchera pas, j'espère, d'aller
vous embrasser. Pélissier me remplacera, momentanément
du moins.
Je vous embrasse tendrement.
Maréchal duc d'IsLY.
Le maréchal était de retour à Alger le 12 juin; il avait ramené avec lui le duc de Montpensier qui, après avoir subi toutes les fatigues de cette pénible et stérile campagne allait entreprendre un long voyage en Orient.
Sept jours après la rentrée du maréchal i\ Alger, la colonne même dont il avait laissé le commandement au colonel Pélissier eut à soumettre la tribu des Ouled-Kliia, dont une fraction importante s'était réfugiée dans les grottes du Dahra. Le procédé plus qu'énergique employé par le futur vainqueur de Malakoff pour exterminer ses ennemis, donna lieu à une
20 LE MARÉCHAL BUGEALD.
polémique qui n'est pas encore éteinte aujourd'hui.
La tâche que le maréchal avait laissée à ses lieutenants était de punir les tribus qui avaient accueilli et soutenu Bou-Maza; il leur avait prescrit en outre de procéder à leur désarmement.
Trois colonnes, sous les ordres des colonels Ladmirault, Saint-Arnaud et Pélissier, devaient manœuvrer, dans le Dalira d'abord, ensuite dans TOuarensenis, où le départ du maréchal avait laissé la répression incomplète.
Le 19 juin le colonel Pélisîjier, après une razzia importante, somma la tribu insurgée des Ouled-Rhia de demander Faman ; une partie de la tribu se soumit. Le reste refusa d'une manière absolue de reconnaître notre autorité : il fallut l'attaquer. Les guerriers, reculant devant notre colonne, se retirèrent dans leurs grottes célèbres ou, d'avance, ils avaient envoyé leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux. Le colonel en fit l'investissement. Cette opération lui coûta quelques hommes des goums et plusieurs soldats. Lorsque Tinvestissement fut complet, il tenta de parlementer. Ce fut (mi vain qu'on promit aux Arabes de respecter les personnes et les propriétés, en se bornant à exiger d'eux la remise de leurs armes. Us firent feu sur nos parlementaires et l'un d'eux fut tué. Kpuisant vis-à-vis de ces malheureux, pendant plus de cinq heures, la mesure des procédés pacifiques, le colonel Pélissier les avertit trois fois, par des indigènes soumis, du danger auquel ils s'exposaient, eux et leurs familles. Enfin, il les prévint qu'on allait les