‹ Le Maréchal Davout, Prince d'EckmühlChapitre 25 sur 63 · L E MARÉCHAL DAVOUT · texte numérisé non relu

L E MARÉCHAL DAVOUT

commandants, et prcscrivez-leur de la lire à chaque ivn.îion dn conseil de défense, ainsi que les lettres patentes et les antres instructions que je leur ai adres' sées, on ([ne vous serez dans le cas de leur donner.

Recevez, Général, l’assurance de ma considération distinguée.

Le Maréchal, ministre de la guerre.

Prince d’Ecicmuiil.

A M. I.R lieutenant GÉNÉRAL COMTE LOBAU, COMMANDANT LE COUPS DE RÉSERVE DE l’aRMÉE DU NORD, A PARIS.

Ministère de la Paris, le 2 juin 1815.

Guerre.

C’est exceiité ce matin. — D.

Général Dnrieu. Il faut faire partir le champ une autre Compagnie de vétérans pour Vincennes et faire coordonner cette disposition avec ce que j’:ii précédemment prescrit sur le même sujet.

Le même jour: ci-joint le rapport du général Daumesnil.

Monsieur le général, je vous ai écrit, il y a plusieurs jours, d’envoyer deiLV ou au moins une compagnie de vétéians à Vincennes. Le général Daumesnil ne peut faire la police avec le peu de monde ([u’il a ; hier, il a arrêté deux, hommes qui s’étaient introduits dans le château et a trouvé un tas de paille enflammée près du magasin à pondre.

.le vous invite, Monsieur le général, à donner les ordres les plus précis pour que ce renfort de troupes

CORIIESPONDANCE INÉDITE 137

parte aujourd’hui et soit ce soir ou demain matin à Vincennes.

Recevez , Monsieur le général, l’assurance de ma haute considération.

Le Ministre de la guerre,

Mal pce d'Eckmuiil.

Ministère de la Guerre.

Monsieur le comte, je vous invite à faire toutes les démarches et à prendre les mesures nécessaires pour établir des hôpitaux à Paris jusqu’à la concurrence de 20,000 places.

Il faut laisser à l’artillerie les établissements qu’elle occupe comme magasins à pondre.

11 sera bon, cependant, de s’entendre avec elle, afin qu’elle s’apprête à céder tout 'ce qu elle pourra en ne prenant que des locaux qui lui seront absolument indispensables.

Je vous invite à me faire un rapport que j’adresserai à l’Empereur pour lui donner connaissance des mesures prises.

Il faut, indépendamment, prendre des lignes d’évacuation, en prenant pour bases celles de l’année dernière, telles (|ue Caen, Rouen, Tours, etc.

Il faut cependant ne rien commencer avant que j’aie reçu les ordres de l’Empereur.

Agréez, Monsieur le comte, l’assurance de ma haute considération.

Le Ministre de la guerre,

Mal pce (PEcKMUIIL.

A M. LK COMTK DARU, MIISISTRK d’cTAT.

LE MAHÉCIIAL DAVOUT

Paris, le 17 juin 1813.

Ministère de la Au qiiarlier-gétiéral, à La Villelte,

Guerre.

Monsieur le coranianclant, je vous préviens que je viens de donner l’ordre à la moitié des invalides volontaires (canon iers) de se rendre sur les hauteurs de Montmartre pour délendre la capitale. Vous voudrez bien prendre les mesures nécessaires pour utiliser ces braves soldats.

Signé :

Le Ministre de la guerre,

JJal pce d’Eckjiüul.

Le 30 juin 1815.

P. -S. — Vous prendrez des mesures pour que des vivres leur soient distribués.

A M. LE COMMANDAiVT DE MONTMARTRE.

Une brochure, publiée en 1848, à Clermont- Ferrand, par le neveu du lieutenant général comte Beker, sur son ordre et sous ses yeux, m’a paru d’un si haut intérêt, quej’ai sollicité la permission de la faire copier.

Rien ne saurait mieux disculper le prince d’Eckinühl des injustes accusations dont il a été l’objet en 18 lo que ces pages dictées par un bomme tout dévoué à l’Empereur : la douceur de Napoléon étonne, puis on se prend à penser

CORHESl^ÜiNÜA.NCE lAE ÜI TE

que celle douceur pouvait lueu èire riudiiiereiice que produit la lassitude.

Il y a des époipies terrildeS; et l’Euipereur, eu 1813, ue savait plus aider ses amis iii s’aideilui-iuèiue! Quand ou a lu les iunoml)i'al)Ies ordres du ministre de la guerre, datés d’avril et de mai. quand ou a bondi sons le sonflle do feu des paroles du prince d’Eckmübl, paroles destinées à réchautfer les courages, et que l’on retrouve, en juillet, le pauvre, ministia', devenu commandant en chef des dernières forces de la France, réduit, alin de sauver l’indépendance du pays, à ordonlu'r à son armée, toute frémissante, de se soumettre au Roi, on se demande avec épouvante comment un cœur en quatre mois peut supporter tant de douleurs et, sans se briser, voir tant d’elforls méconnus (d, perdus!

En vérité une telle abnégation, un tel patriotisme, un si héroïque sacrilice de ses sympathies, de sa popularité, de sa gloire [)eut-ètre, contraignent les plus insouciants àré|)éter Cfdlo belle parf)le du prince d’Eckmübl : « De tels hommes forcent l’estime de leurs ennemis mêmes! »

.Mais laissons [)arler le général Beker.

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