‹ Le maréchal Davout, prince d'Eckmühl; correspondance inédite, 179O-1815. Pologne--Russie--HambourgChapitre 14 sur 55 · Ci-devant et ci-aprôs la rue Miodowa · texte numérisé non relu

Ci-devant et ci-aprôs la rue Miodowa

Brûnn le 2 octobre 1809.

Le major général lui répondra qu'il n'y a pas

d'inconvénient.

Schoeiibrûn, le 3oct. 1809.

Revenons maintenant aux « Obrazy » de M. Faikowski.

Le soulagement apporté au trésor du grand duché par l'ordre donné au corps du maréchal Davout de payer toutes les fournitures qu'il recevrait des habitants (à partir du mois de juin 1808) ne fut pas uniquement un effet du bon cœjr de Napoléon. Le trésor du grand duché se trouvait dans l'impossibilité matérielle de supporter cette charge et, d'autre part, dans les plans ayentureuxde l'empereur, le corps du maréchal Davout n'était pas destiné à demeurer longtemps dans le grand duché. Dès le commencement de décembre 1808, en effet, ce corps passa en Silésie et eut son quartier général à Breslau. Davout conserva encore quelque temps le commandement supérieur des troupes polonaises et saxonnes; mais il se démit du commandement immédiat des divisions polonaises en faveur du prince Joseph. Il n'abdiqua également pas la surveillance politique du duché, et le commandement de la place de Varsovie fut par lui confié à un officier français, son subordonné, le colonel Saunier *.

1. Voir, à Tappendice, différentes lettres adressées au colonel Saunier ou le concernant : ces pièces témoignent du cas que faisait le maréchal Davout de la façon de servir de cet officier.

Après les intéressantes traductions de M. Waliszewski, nous donnerons une belle lettre du maréchal, adressée de Passau, le 15 janvier 1810, au général comte Zaluski, puis deux ou trois lettres adressées au colonel comte Potocki. Nous le répétons avec bonheur, les remarquables rapports de ce dernier, visiblement adressés « à un ami de la Pologne », offrent un intérêt aussi grand pour l'histoire de la patrie du comte que pour rhistoire du maréchal Davout. Aux témoignages imprimés, authentiques, de la haute estime en laquelle les vrais Polonais^ les Polonais de cœur et d'esprit, tels que le général comte Zaluski, tenaient le duc d'Auerstaëdt, il nous est doux d'avoir pu joindre l'intelligente et flatteuse opinion du comte Félix Potocki. Le comte Zaluski, comptant parmi les ancêtres de son nom un illustre historien, félicité de son consciencieux et admirable travail par un juge éminent, par le pape Clément XIV, savait que la terrible et fatale loi d'envie propage plus facilement le blâme que l'éloge; il a donc réclamé énergiquement par esprit de justice, dans un très éloquent volume S contre les légèretés historiques avancées par MM. Thiers et Villemain, à propos de la conduite tenue par la maréchal Davout en Pologne.

Page 1