G FABERT LE PÈRE, IMPRIMEUR JURÉ DE METZ
prince, et se distingua à la prise de Malatoiir' et de Conflans-siir-Iron.
Au mérite militaire s'alliait, chez Abraham Fabert, une vaste érudition qu'il mit à protil avec succès dans l'exercice de l'art typographique. La considération acquise par Mangin en qualité d'imprimeur, avait déjà valu à son fils la survivance du titre de directeur de l'imprimerie lorraine. Bientôt Abraham dut à son talent personnel la charge d'imprimeur juré ordinaire de la ville de Metz (1 595) ^. Avant d'être appelé à ces fonctions, il avait fait ses preuves. Dès 1587, une édition des poésies de Jean-Jacques Boissard \ d'une remarquable exécution, était sortie de ses presses. Son chef-d'œuvre date de dix ans plus tard : c'est un Missel à l'usage de l'Église de Metz, dont l'impression, à la fois riche et correcte, élève l'imprimeur privilégié de la cité messine audessus des typographes ses compatriotes, jusqu'au rang des premiers maîtres contemporains dans l'art de Gutenberg et de Schœffer '.