‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 247 sur 334 · LES ALLEMANDS FRANCHISSENT LA MEUSE · texte numérisé non relu

LES ALLEMANDS FRANCHISSENT LA MEUSE

({u'aux plaines champenoises, toujours inondées de soldats allemands, et de là jusqu'à Paris, où il suffisait d'une étincelle pour rallumer la guerre civile, il écrivit à Chavigny (31 octobre) : « Nous sommes en un temps auquel les gens de bien pâtissent, et ils sont obligés de faire des efforts que Dieu rendra utiles, s'il lui plaît; il me semble que c'est de lui (pi'on doit attendre le remède aux maux qui nous menacent, n'étant plus au pouvoir d'aucun homme d'y en apporter *. »

Cependant les Allemands ne se pressaient pas d'abandonner leurs quartiers; leurs chefs voulaient être sûrs du lendemain. Sur les instances du maréchal de camp du Tôt- et du chevalier de Clerville, ils linirent par se décider à partir ^ Mais, au lieu de se diriger, par la route de Mézières, sur le point où un pont de bateaux avait été préparé d'avance pour eux \ ils allèrent passer la Meuse en amont de Sedan, sur un autre pont jeté au dernier moment, à l'endioit même que Fabert avait signalé à Mazarin''. Cette opération et la marche qui la pj'écédaà travers les villages de la souveraineté de Raucourt, ne fureni

J. LeUre (aut.j, [Arch. nat., K, 118 A.)

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