‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 272 sur 334 · LE ROI ENVOIE A FABERT · texte numérisé non relu

LE ROI ENVOIE A FABERT

accordé les provisions de « lieutenant général en l'armée de Flandre, en l'absence et sous l'autorité du maréchal du Plessis-Praslin ' ». Lettres et brevet constataient que, depuis l'âge de dix-huit ans, Fabert avait assisté à cinquante-neuf sièges de places con-

lement de Dijon, conseiller d'État, Tailleur bien connu des Mémoires contenant lliistoire des guerres civiles des années I6W et suivantes. Le 15 niiii 16(3"2, la ctiambre des comptes de Dijon procédait à Tentérinenient des leltips patentes, données à Paris, par lesquelles le roi confirmait laliénalion faite <à Lenet par Fabert, et Tautorisait à substituer le nom de Larrey-Lenet à celui de Fabert. Le 7 juin, Lenct était admis à remplir ses devoirs de fief.

Par actes des '21 juin et 16 avril 1675, les héritiers de Lenet s'engagèrent à vendre Larrey par décret aux princes de Conti et de la Roche-sur-Yon En 1736, Monsieur le Duc (Louis-Henri, duc de Rourbon, prince de Coudé et premier ministre de Louis XV à la mort du duc d'Orléans) abandonna une notable partie du domaine de Larrey à l'hôpital de Chantilly. (Arch. de Condé.)

Le château de Larrey existe encore, mais en ruine et inhabité; il appartient à M. Le Jloine, banquier à Bar-sur-Aube. 1. Archives du Dépôt de la Guerre (min.), t. CXXII. On voil par la lettre rimée, ci-après, du gazetier Jean Loret {Muse historique], du 1^'' janvier 1651, adressée à la duchesse de Longueville, que le bruit de la mort de Fabert dut courir à Paris vers la fin de 1650.

« On lient Fabert mort dans Sedan,

Mais s'il est morl, c'est à son dan*,

Car c'est une triste aventure

Que d'entrer dans la sépulture.

De Navaille, par grand bonheur,

En est aujourd'hui gouverneur.

Commiiige espérait cette grâce,

Mais quand il demanda la place,

On lui dit d'un cœur assez dur :

« Mon ami, vous avez Saumur. »

Mais, ô parents du sieur Navaille,

Je ne dis ici rien qui vaille ;

Rengainez donc le doux plaisir

Qui vous était venu saisir.

' Dommage, de damilum.

LKS l'UOVISIONS DE LIEITENANT GÉNÉRAL. 353

qiiisps par les armes du loi, ainsi qu'à plusieurs baUiiiles, rencontres et combals.

Cette nouvelle est apocriphe,

Et point (lu tout sur le t.irilc,

Fabert iui-inèiue ayant mandé

Qu'il n'est pas encor décédé. »

On sait que Loret élait le tluiiirérairc en titre de M""' de Longueville. Le vicomte de Nav lilles, qui venait d'épouser Suzanne de Ncuillan, lîllc d'honneur de la reine Anne d'Autriche, et M. de Oomniingrs étaient très ilévoués à Mazarin ; la raillerie à leur adresse est transparente.

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