PRÉFACE. VII
mais le cadre de son travail ne lui a pas permis de développer ce point de viie.'^Dans une monographie plus étendue, pour laquelle les Mémoires de Fabert ont été utilisés jusque dans les détails anecdotiques, M. do Bouleiller a ajouté des paires intéressantes à celles que ses devanciers ont écrites sur le héros messin. Ces deux écrivains, le premier surtout, paraissent d'ailleurs n'avoir connu ou employé qu'une faible partie des documents manuscrits relatifs à Fabert, qui existent dans nos grands dépôts littéraires. Nous avons eu, pour notre part, l'heureuse fortune de rencontrer des sources d'informations restées jusqu'à présent inexplorées; ce ne sont pas les moins précieuses parmi celles où il nous a été donné de puiser.
Malgré le soin que nous avons pris, au cours de ce travail, d'appuyer chaque fait de ses preuves, nous croyons utile d'indiquer ici d'une manière sommaire les secours que nous ont fournis les dépôts de pièces manuscrites.
La Bibliothèque nationale possède les Mémoires autographes de Fabert, qu'elle a acquis des Archives nationales. Ils s'arrêtent à 1689 (Fabert est né en 1590 et mort en 1062). Quand nous les avons consultés, en ISO^, pour la première fois, ils étaient désignés sous le titre trompeur de : Mémoires sur le Maréchal Fabert (Ms. FR., tiouv. acq., 90). Le Père Barre rapporte qu'après la mort de Louis de Fabert, fils du maréchal, ils furent vendus, avec des lettres, à un libraire étranger par un serviteur infidèle,