‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 321 sur 334 · Claude Richard, femme d'Abraham de Fabert · texte numérisé non relu

Claude Richard, femme d'Abraham de Fabert

5. Christine Richard, mariée en 16"29 à Gabriel de Myon, baron de Gombervaux, colonel d'infaïUerie, puis lieutenant de roi au gouvernement de Sedan et Raucourt ;

6. Anne Richard, mariée : 1" par contrat du 5 septembre 1644, à Jean de la Fitle, chevalier, seigneur de Pelleport, aide de camp des armées du Roy et son lieutenant au gouvernement de Sedan ; 2" à Rernard de Bonuefoy, ancien capitaine au régiment de Picardie.

422 APPE^■DICE VI.

NOTE RELATIVE AU DON FAIT A FABERT PAR LE ROI DES CAPITAINERIES DE MOYEN, BACCARAT ET RAM- BERVILLERS.

Quand le P. Barre (copié depuis par Pinard et la plupart des écrivains qui se sont occupés de Fabert) avance, sur la foi de Saint-Jory, que le roi donna à Fabert, après la campagne de 1635, la capitainerie du cliàteau d'Ennery (importante forteresse seigneuriale située entre Metz et Thionville, et dont le commandant était à la nomination du roi), le gouvernement de Bacharach, dans le Palatiuat, et une compagnie de chevaulégers, et, au commencement de 1637 (Saint-Jory dit en décembre 1636), le gouvernement de Ramhervillers, une compagnie au régiment de Picardie et les capitaineries de Viviers [prèsdeDelme,en Lorraine] et de Moyen, il commet plusieurs inexactitudes :

1" Ce n'est pas du Bacharach allemand qu'il s'agit, mais du Baccarat lorrain ;

2° Les capitaineries de Baccarat, Moyen et Rambervillers furent accordées à Fabert en octobre 1636, ainsi que l'atteste une lettre que nous avons citée, de de Noyers à la Valette, du 27 octobre ; mais il est possible que les brevets n'en aient été expédiés, par les soins de Chavigny, que vers la fin de 1636 ou même au commencement de 1637 ;

3° La commission de capitaine de cavalerie légère date du mois de juin 1636, comme le précise la lettre déjà citée de de Noyers à la Valette du A juin.

Il parait prudent, après cela, de ne pas accepter aveuglément, comme exacte, l'assertion du P. Barre, en ce qui concerne l'époque à laquelle Fabert reçut du roi les capitaineries d'Ennery et de Viviers. Le P. Anselme et quelques autres généalogistes attribuent à Fabert le titre de « seigneur de Viviers », mais aucun d'eux n'eu indique l'origine. La mention

que nous trouvons, dans le Journal de Bauchez, du lieutenant (lu Parc, comme commandant pour Faix'rt, en octobre 1(537, sa com|iagnie de chevau-légers, en garnison dans le ciiàteau d'Enncry, ne nous apprend pas non plus à quelle date eut lieu la nomination de Fabert à la capitainerie de ce nom. C'est pourquoi nous nous bornerons à enregistrer ici les deux nominations dont il> s'agit, sans en parler dans le corps du récit.

Nous avons également une observation à présenter au sujet du don fait à Fabert, et rapporté par le P. Barre, d'une compagnie au régiment de Picardie. Dans le contrat de mariage, du 25 octobre 1636 (Carrés d'IIozicr), de Madeleine Foës avec François Fabert, frère aine d'Abrabam, celui-ci est (jualilié : « écuyer, gentilhomme servant de la Chambre du Roi [nous ignorons à quelle époque et dans quelle circonstance ce titre fut donné à Fabert], aide de camp es armées de Sa Majesté, cipilaine et major au régiment de Hambures et d'une compagnie de cent chevau-légers, et û'une autre d'infanterie en la garnison de Metz. » Les mots que nous soulignons ne désigneraient-ils pas la compagnie dans Picardie? 11 y a d'autant moins d'invraisemblance à le supposer, que ce régiment tint garnison à Metz, à plusieurs reprises, en totalité ou en partie, de 1630 à 1636. Dans cette hypothèse, le roi aurait gratifié Fabert d'une compagnie de cavalerie légère au i»lus tard en octobre 1636, et non au commencement de 1637, suivant le P. Barre.

Signalons enfin le passage suivant de la lettre du 27 octobre 1636, déjà citée, de de Noyers à La Valette : « J'envoie au sieur Fabert les commissions, à la place de Saint-Quentin, dans Metz. » Il s'agit ici, probablement, du gouvernement de Saint-Quentin, en Verinandois, dont les provisions, destinées à Fabert, devaient être envoyées à Metz. Nous n'avons pas trouvé trace ailleurs de sa nomination au gouvernemeiit de cette ville ; mais nous savons qu'au conmiencement de 1637 (voir à cette année) il reçut l'ordre d'organiser la défense des places de la frontière de Picardie.

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