‹ Le maréchal de Fabert, 1599-1662Chapitre 80 sur 334 · AU SIÈGE DE LANDRECIES · texte numérisé non relu

AU SIÈGE DE LANDRECIES

des attaques revint au grand maître. Une relation du temps * parle des effroyables elfets de destruction obtenus par les assiégeants au moyen de vingt-quatre mortiers en fonte, dont le tir était dirigé par un Hollandais. Après sept jours de tranchée ouverte on atteignit la contrescarpe. Tandis que le duc de Candale, élève des ingénieurs hollandais, s'appliquait patiemment à la construction d'une galerie en charpente pour le passage du fossé, Fabert poussa avec vigueur les travaux de l'attaque qu'il conduisait pour le cardinal de la Valelle, j)assa de nuit et à découvert le fossé plein d'eau -, entraînant par son exemple les mineurs de Saint-Amand^ et, le premier de l'armée, rapporta, selon la coutume, au général en chef une pierre de la muraille entamée ^ L'explosion d'un premier fourneau de mine qu'il avait préparé sous une pluie de balles, de grenades et de fascines enflammées, renversa un peu du bastion d'attaque; au moment où un second était prêt à jouer, les assiégés demandèrent à capituler. Le 26 juillet, l'armée du roi entrait dans la place. On devait en grande partie ce premier succès marquant de la campagne à Fabert et le Rasle".

1. Les furieuses batteries contre la ville de Landrecy. Paris, Mettayer, 1637 (Bibl. nat., pièce imp.).

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