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IV'iiilaiit In (•.iiiipai^MC do M;i\ ciwc, pu lii3."(. — Kn Piciidic. — 1,'invnsion m ItliC). — Perle de La Capelle et du Calelel. — Du [î('c-(jieii|)iii iM S.iint-Légcr. — Le prince Thom.ns de Snv()ie-C,aii»în;in tnaidie sur (luise. — Guébriant aaitvc celle place. — Perîo cl reprise de Corbic.
La l-raiicc entrait oiin (Mtciiiciil en liostiliU' avoc la Maison crAuti-iclio en lOi)."). I^a pcM-iode lianç^aisc de la guerre de Trente ans conmienc^ail. Dans les dilîérentes phases de cette gwande lutte, nous allons voii* Jean- Haptiste de Guébriant déployei- son ai'deur et apj)oiler tout le poids de sa vaillante épée.
Après quel(|ues mois d'apprentissage militaire avec le grade de lieutenant général, sous les ordres du maréchal de la Force, guerrier de marque vieilli sirr les cham|)s de bataille loin de la Cour et des intrigues, Louis de Nogaret, cardinal de la Valette, troisième lils du duc d'Epenion, était appelé, en mai 1G35, par la condance royale au commandement d'une armée qui se formait à Langres. A cette armée nouvelle fut attaché le comte de Guébriant; avec elle il prit part à la campagne exécutée jus(|u'au delà de .Mayence et à la fameuse retraite, c[ui faillit se changer en un eflroyable désastre'. Avant d'atteindre Mayence, l'armée de la
1. Voir le délaildeia campai^iie el de celle ménioraljje retraite dans Le Cardinal de la Valelle. lieulenant général desi armées du Roi, cliap. III. A Paris on ne se rendit pas bien compte des dil'ticultés de la cani-
Valette s'avança jusqu'à Bingen, sur le Rhin, ([ui tenait garnison impériale de 500 hommes. Le blocus commença le 9 août, et, pendant deux jours, le canon fiançais battit les murailles. A la vue d'une brèche considérable, les habitants exigèrent des officiers la reddition de la place. A cette atta([ue, (iuébriant commandait un bataillon de six compagnies des (iardes ; un coup de mousquetade lui lit une blessure à l'épaule, « mais sans péril », dira la Gazette de Renaudot, pendant qu'il faisait les approches devant la ville et une barricade à sa porte'.
Durant la retraite on remarqua la bravoure et la présence d'esprit de M. de Guébriant. Le 21 septembre, l'armée franco-weimarienne ([iiittait Ridesheim, se dirigeant vers Saint-Avold, ayantTurenneàl'avant-garde, lorsque, après avoir marché toute la journée, elle fut surprise de rencontrer, le soir, près de Handreheim, 4.000 chevaux hongrois et allemands, sous les ordres du comte Colloredo, solidement installés au delà d'une petite rivière desséchée. Les ennemis se rangèrent aussitôt en bataille et disposèrent seize pièces de petit calibre sur un coteau. Bernard de Saxe-Weimar installa des canons sur la hauteur voisine; les txoupes se préparèrent à charger. Après cinq ou six salves, le régiment des Gardes, celui de Rambures et quelques autres troupes, soutenues par la cavalerie de l'avant-garde, se jetèrent sur la cavalerie étrangère, (|ui dut « faire caracolle », et rompre en désordre, laissant 200 morts,
pagne. Boutliillier liii-m('ine penihlait ignorer quels prodiges d'adresse la Valetle et \\ eimar eurent à faire pour ramener leurs troupes jusqu'à Metz. C'est ainsi qu'il écrivait, le .5 octobre, à M. Pény, secrétaire du Fioi, faisant les alTaires de lanihassade en Espagne : « Il (la Valeltei a repassa le Rhin pour se rapprocher de Metz, d'où il faut qu'il tire les choses nécessaires pour la subsistance de l'armée. Ça n'a pas été sans coup férir, parce que (iallas avait envojé sur son chemin cinq mille chevaux que ledit sieur cardinal a défaits, et obtenu ensuite divers avantages sur ledit (lallas dans les escarmouches qui se sont passées entre les gens de guerre des deux armées. » Bibl, nation, flr., V. 228H4-!>, .) octobre imô.
La (iazetle extraordinaire du *i octobre parle plus conformément à la vérité : " On penlj^dit-elle, conter (.s/c entre les plus belles actions qui se soyent faites de ce siècle cette brave et généreuse retraite. »