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nous lui ferons dresser; et désirant c[ue ses obsèi^ues soient honorées d'un service solennel qni sera célébré jeudi prochain en la dite église, nous voulons et vous mandons que vous ayez à y assister ainsi que vous ave/ accoutumé aux autres cérémonies, désirant qu'en celleci il n"v soit rien omis qui puisse servira faire paraître l'afïection et l'estime que nous croyons être obligés d'avoir pour une personne qui a si bien mérité de nous et de tout le royaume '. . »
Cette lecture terminée, un des crieurs fait la proclamation exigée par le cérémonial : « Nobles et dévotes personnes, priez Dieu pour l'âme de très haut, très puissant, très généreux, très illustre seigneur Jean- Haptiste Budes, en son vivant chevalier comte de (iuébriant, maréchal de France et général des armées du Roi en Allemagne, qui fut blessé au camp devant Rottvveil. Laquelle ville étant prise, il décéda le 24 du mois de novembre dernier, pour l'âme duquel Sa Majesté fait faire service et prières en l'église de Paris où son corps repose : auquel lieu ce jourd'hui après midi seront dites vêpres et vigiles des morts, pour y être demain, à 10 heures du matin, célébré son service solennel et inhumé. Priez Dieu qu'il en ait l'âme'-. »
On se rend ensuite, toujours avec le même apparat à la Chambre des Comptes, à la Cour des Aides et à l'Hôtel de Ville. La journée se passe en offices dans Téo^lise cathédrale ^
Le 8 juin, les chanoines de Notre-Dame dressaient en latin le procès-verbal d'une délibération ainsi libellé: « H est décidé aujourd'hui, conformément à l'ordre royal, de chanter les vêpres des morts après les vêpres