‹ Le Mari anonyme, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 47 sur 56 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

ÉLÉNA ; puis, FERNAND ; ensuite, LE ROI. La nuit vient peu à peu pendant le monologue suivant.

éléna, seule.

Il m'a comprise... il sera au rendez-vous... Oh! maintenant tous mes chagrins sont oubliés... Mais aucun obstacle ne viendra-t-il troubler notre bonheur?... Ce mariage... il faudra le déclarer, et alors... tout sera contre nous... jusqu'à l'amour du roi... Le roi!... qu'at-il voulu me dire?... Pourquoi ces remerciemens?... Qu'importe!... n'ayons qu'une pensée à présent... le revoir!... Après sa longue absence, nous parler sans contrainte de notre amour, de notre espoir... La nuit est venue... allons l'entendre!...

Elle entre dans le pavillon, dont la porte et les volets se ferment doucement. — A peine est-elle dans le pavillon, que Fernand arrive par le côté droit du théâtre, et le Roi par le côté gauche. La nuit est venue tout-à-fait.

FERNAND

Le pavillon est là.,. C'est singulier... le cœur me bat comme à ma première bataille!...

LE ROI

Pauvre Isabelle f ... le cœur ne m'a jamais battu ainsi près de toi!... C'est égal... avançons!... Tous deux se rapprochent de la porte du pavillon ; tous deux

Page 1