ACTE 11, SCÈNE XII
la reine, parcourant quelques lettres.
Ah! sire, les coupables sont nombreux à votre cour î...
fernand, avec intention.
Et, sans doute, très-choisis?
le roi, bas y prenant Fernand à l'écart. Monsieur, vous avez cru me forcer ainsi à la clémence, mais vous vous êtes trompé.
FERNAND
Vous forcer!... Oh ! sire...
Pour vous venger de moi, vous n'avez pas craint d'affliger le cœur de la reine, de détruire son bonheur en lui livrant mes lettres!... Monsieur, ceci est indigue d'un gentilhomme !...
FERNAND
Arrêtez, sire !... ne m'accusez pas d'une lâcheté!...
LE ROI
Comment?...
FERNAND
Que votre majesté se rassure; elle peut sans crainte
faire tomber ma tête... Il y a là les lettres de tous vos
courtisans... mais j'ai gardé les vôtres... et les voici...
Il lui remet un paquet qu'il tire de son pourpoint.
le roi, bas.
Ah!... bien, bien, monsieur... Le roi peutpardonner maintenant!... (Haut, allant à la Reine.) Vous aviez raison, madame; les coupables sont nombreux à notre cour, et pour vous épargner les embarras d'une trop grande surveillance... comte Fernand d'Oliva, vous veillerez vous-même sur votre femme!
feknand, s' inclinant.
Ah ! sire !...