SCÈNE XVII. CELESTE, puis EDOUARD
céleste, seule. Qu’a-l-il donc?. . . oh !
lui, il no peut me comprendre . . ■ partager cet enivrement d’un triomphe qu’on doit à un autre.
Édouard, entrant par le fund à gauche.
Eh bien ! madame ?
céleste. Edouard ! c’est h vous , À vous seul . . .oh! venez. ■ . si vous saviez tout ce que j’éprouve. . .mon front est brûlant. . .
mon cœur bat avec une violence...
Édouard. Ah ! quel enthousiasme ! et comme je jouissais de votre émotion . . .
Pendant que vous lisiez et qu’on applaudissait, je ne respirais plus ... et mou amc tout entière était suspendue à vos lèvres.!.
céleste. Oui , oui, je vous voyais. . . je ne voyais que vous !. . parmi ces cris que chaque vers faisait naître, je n'entendais que votre voix . . .et celte couronne . . . j’ai vu d’où elle est venue tomber devant moi.
Édouard. Céleste ! . .
céleste. Mon ami !.. ah ! vous ne m’avez pas ménagée... ma pauvre tète!., et avec quelle grâce, quel empressement vous m’avez préparé celle joie ! . . .Oh ! j’ai cru que j’en mourrais. . . et sans celle exaltation qui me soutenait. . .
Édouard. Jamais je ne vous vis si belle.
céleste, avec exultation. C’esl que jamais je ne fus plus fière de mes succès... de la gloire qui m’environnait. . . c'est que jamais je ne fus plus heureuse de l'admiration de tous — de votre amitié...
Édouard Ah ! dites mieux ... de cet amour passionné que ce triomphe vient d’augmenter encore ... Oui , je le sens désormais, mon bonheur, ina vie, c'est de vous aimer, d’être aimé de vous. . . de partager ces travaux, celle gloire !..
céleste. Assez! oh ! assez. . .ne inc parlez pas ainsi.. . dans ce montent, où ma raison s'égare. . . après tout ce que vous avez fait pour moi.
Édouard. Ma récompense est dans votre coeur. . . je n'en veux pas d’autre . . . Parlez, Céleste ... ne craignez rien . . . abandonnez-vous à la foi de votre ami : dites— moi que vous m’aimez.
céleste, avec exaltation. Si je l'aime!. .
ah ! ne le voyez-vous pas? [Elle se jette dans ses l/ras pour se cacher .)
Édouard. Céleste!