‹ Le Mari d'une muse, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 23 sur 24 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

Les Mfmes, PONCET.

Édouard , balbutiant. A Emestine. Oui, madame. . . oui, certainement.. . je n’ai poiot oubliéce teins ... où des sentinicns. . . et puis ina fidélité. . .

Lambert, bas à Edouard. C'est cela. . .

chauffez ... ( Haut à Emestine. ) Oui , madame, vous ne serez point insensible à son amour. -. à nos prières... et surtout à celles deM“‘ Poncct. . . ( Bas à Edouard. ) Courage. .. (A Emestine, regardant Céleste.) De M"* Poncct, d'une amie de pension. . . qui ne veut qu’assurer votre bonheur.

céleste. Sans doute, tu sais tout l'intérêt... porcet. Ma femme - , .

errestire. Céleste!

Édouard, à demi-voix. Qu’entends-je !

Lambert, deméme .Ferme, àscs pieds. . .

comme l’autre fois ... . ce malin . . . .( Pontet descend le théâtre. )

ÉDOUARD

AIR.: Traitant l’amour sans pitié.

Quand je reviens près de vous/ lu plus soumis et plus tendre ,

Ah! devais-je doue m'attendre A voies voir tant de courrons ?

En vain je vous sollicite. ..

LAMBERT , il Edouprd.

Quoi ! votre regard l'irrite !

Édouard.

Faut-il qu'l vos pieds ?...

LAMBERT

Bien vile.

Tombez donc... Jurez ici D’étrc amoureux cl fidèle;

Et , si ce n’est pas-pour elle ,

À Que ce soit au moins pour lui.

errestire , h Edouard. Eh bien ! je vous crois. . . je vous pardonne. • . Cette bonne Céleste ! . . voyez pourtant , j'osais avoir des soupçons.

céleste. Toi !

Edouard. Que voulez-vous dire?

Lambert , riant . Des soupçons !

roNCET, en sourianE El moi aussi.

Lambert , feignant de l’apercevoir. Tiens, lu étais là ?

porcet. Oui, heureusement.. . j’arrive.

lamdert. Bah ! lu ne fais que d’arriver ?

tant pis , lu n’as pas entendu ta femme employer sur M. Edouard toute l’éloqacnce de l'amitié , pour le rameuer à ÎVI mc de Nohan ... pour le décider à un mariage qui doit faire son bonheur , et celui de ses amis. Ah! mou cher, c'était un entrainement. . . une poésie .. . -(Céleste fait un mouvement , il lui serre la main et coati-

nue. ) Madame m’a prouve qu’elle avait une ante aussi belle que son talent.

roRcET , avec joie. Ah ! tu y crois donc enfin ! Son talent ! on a bien de la peine à l’arracher ce mot-là... Mais, j’y pense,

celte chère amie moi qui avais pu

croire . . .

ERRESTIRE. Quoi doue?

1 porcet. Oh ! vous ne le saurez pas, c’est trop bêle! aller m’imagiuer que cette écriture . . .

Lambert, lui prenant h bras. Au fait?

comme tu es pâle ! est-ce que lu es malade , porcet. Non, j’étais furieuz , et je le suis encore contre M. Edouard. ( Mouvement d'effroi.)

errestire. Contre mon mari ?

roRcET. C’est-à-dire contre scs amis . . .

des jeunes gens d’un ton ! . .

Édouard. Parlez , monsieur, qu’ont -ils dit? je vais à l’instant...

errestire , le retenant. Par exemple!

porcet. Du tout, du tout ; je n’en ai rien cru, ou plutôt je n’en crois rien, car dans

le moment... et ma pauvre femme

si tu savais... ces gens qui veoaient de t’applaudir , de l’appeler la dixième musc , en mangeant mes glaces cl mes petits gâteaux... les ingrats!., ils étaient d’une injustice !.. .

céleste. Il se pourrait !

porcet. Ils te traitaient comme M"" Cotin. t m

Lambert. Tu veux dire l’abbé Colin...

c’est donc ça que madame, qui n'a pas moins de raison que d’esprit , prenait tout à l'heure une si belle résolution.

porcet. Laquelle ?

Lambert. D’échapper à cette vie de transports et d'enivrement, quila met sans cesse en spectacle. . . qui l’entoure de séductions et de mensonges. . . de rentrer dans la vie privée , où l’attend un bonheur moins vif peut-être, mais plus solide ... de retirer ta démission qui n'est pas encore acceptée, et de retourner avec toi à Toulouse.

errestire. Nous quitter ainsi !... je m’y oppose, et mon mari aussi.

Édouard. Sans doute.

céleste , passant auprès de son mari. Et moi , je le veux .. . ce qui ne m'empêchera pas de penser àtoi... de jouir de ton bonheur.. . mais de loin.

porcet. Garder ma place ... ch bien !

je suis assez de cet avis-là... avec ça, que j'ai bien peur à présent que les vers ne fassent pas notre fortune ... Mais c’est égal .. ma femme en fera toujours... je le veux ... je l'exige .. . je tiens à sa gloire... DiaiJicur», à- Toulouse, notas avons d an-

ciens amis k l’académie des Jeux Floraux.. .

des amateurs... de jeunes poêles fort aimables...

lambert, à part. Ah! diable ! je ne serai plus Ut 1. . .

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