SCENE XV
MIETTE, puis VERDIERES.
NINETTE. Nous séparer!., ahl quelle
idée! quel scandale j'en mourrai
d'abord ( On entend la clarinette jouant
l air du premier acte dans la coulisse. ) Grand Dieu!., qu'est-ce que j'entends!., c'est lui !.. Adolphe !.. mais comment?.,. oh! non, non, c'est impossible !..
( Elle est au comble de Te'motion lorsque Verdicies entre h bas bruit, par la porte h gauche.)
VERDIERES. Ninettc ! elle est seule!
NINETTE. Ah I vous voilà, monsieur Vcrdières... qu'y a-t-il donc? que se passe-t-il dans l'hôtel...
VERDIERES. Oh! rien, rien... c'est la voiturede la rue du Bouloy qui vient d'arriver.
NINETTE, à part. Oh ! si c'était ?
* Ici, l'acteur substituerai c«*t« <!"»*! celle de la reprcseutation.
VERDIERES. Mais j'ai saisi le moment où votre mari est auprès de Lolotte... nous n avons qu'un instant. .. Ninette, rassurezmoi sur lin point.
NINETTE. Sur quel point?..
VERDIERES. Est-ce que ce jeune homme aurait touché votre cœur?
NINETTE. Pas le moins du monde... je me soucie bien de sa passion, par exemple...
VERDIERES, à part, avec joie. lia perdu!
VERDIERES, s' animant. Ecoutez, ma Ninette ! on peut nous surprendre : je n'ai pas le temps de périphraser. Il y va de mon bonheur, de ma gloire même...
NINETTE, à part Tiens ! lui aussi!..
( Haut.) Et l'autre qui va m'enlever !
VERDIERES. Comment ? l'autre!., mais moi , il y a de la poésie , il y a du drame dans mes affections ! malgré mon âge , je suis palpitant d'actualité ! . . revenez à Paris avec moi , je vous aime , Ninette... je vous aimex-ai toujours.
NINETTE. Mais, monsieur!..
(Il lui saisit la main et lui prend un baiser.)