‹ Le mari de la dame de chursChapitre 43 sur 60 · SCENE XVll · texte numérisé non relu

SCENE XVll

MOQUET , VERDIÈRES.

MOQUET, a part.) descendant la scène éH un air malin. Abusons-le !

VERDIERES , avec hésitation. Qu'avezvousdonc, mon brave Moquet? vous avez l'air... tout drôle !..

MOQUET , à part. Dupons-le ! ( Haut.) Vous êtes mon vieil ami , vous êtes ma vieille ])ratique. .. ( iZ s"" approche et lui crie a V oreille:) Savcz-vous une chose? il y a des gueux de tout âge sur la terre.

VERDIERES , tranquillement. Je l'ai remarqué.

MOQUET , de même. On veut m'enlever mon unique épouse !

VERDIERES, feignant la surprise. Pas possible !

MOQUET Voilà la hideuse vérité, (.<rf

part. ) Je vais te faire courir aussi, toi. ( Haut. ) Concevez-vous les couséquences

va .' pre-

de cet acte .' voyez-vous où ça voyez-vous ce qui in'arriverait I

VERDIÉRES, hochant la tûed'iin air afftrmatif. J'en ai un soupçon !

MOQUET , avec importance. Quel préjudice pour moi , si je n'avais pris mes mesures eu raison de ce. {Il écoute.) Eli mais!., ah! mon Dieu!,, j'outends crier... on crie !..

VERDIÉRES, courant à la fenêtre. Une chaise de poste qu'on ferme !.. une femme qui se débat I

HOQUET, feignant le désespoir. C'est la mienne.

(11 rit, ^ part.)

VERDIÉRES. La vôtre ? mais courez donc!., mais opposez-vous...

MOQL'ET, d'un air désolé. J'ai perdu ma femme !..

(On entend le fouet du postillon et le bruit d'une voiture <jui part.)

VERDIÉRES, à part. Et moi le pari!

MOQLET, criant. Un cheval I un cheval!

garçon ! garçon !

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