SCÈNE IX
GEORGES, seul.
Toujours, toujours ce titre !.. Eh quoi! cet homme que l’on dit épris des chatoies de la Reine pourra à toute heure pénétrer chez elle et m'en faire sortir; cet homme, je serai forcé de le subir quand il lui plaira de s'imposer, et je lie pourrai le provoquer , moi , et quand j’interrogerai ma femme , elle répondra si elle le veut, et ce qu'elle vomira !.. Il s'agit, disait-il, des affaires de l’état , des secrets de l'Europe.
Au : Vaudeville de l'ApoCiicai-e.
Et que m'importent ces secrets,
Si tous protègent la couronne ,
Certes, quand je les connaîtrais Je ne les dirais à personne.
Mais pourquoi suis-je potentat.
Si ma femme seule gouverne,
Et peut nommer secret d élai!
Chaque secret qui me concerne ?
Et pourtant, je ne puis croire que la Reine... Qu'il soit maudit, celui qui m'a mis au cœur ce sentiment de jalousie... <>U ! que rcla fait mal... je devrais mépriser un avis aussi lâche... le repousser... et malgré moi, toujours ce doute affreux revient à ma pensée... cette position n'est pas tenable. (Regardant du côté de la salle.) La Reine... si en restant ici je pouvais savoir... non... ce serait l'outrager... éloignons-nous... éloignons-nous... (U va vers la porte du cabinet, puis une fois sur le seuil, U s’arrête et se retourne en regardant du cdté où vient la Reine.) Le Duc lui parle... comme la Rcjoe J’écoute... elle sourit... elle s'appuie sur son bras... non... je ne m'éloignerai pas... je veux me convaincre... et s'il était vrai, malheur à vous. Duc! malheur à vous!
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