SCÈNE XVII
MADAME DE MAREUIL, CHAV.AGNAC.
CHAVAGNAC, à pari.
A nous deux.
MADA.ME DE .MABEDIL.
Quant à vous, monsieur, voici la retraite que je vous ai choi.sie.
iEile indique la chambre k la gauche du public.)
CHAVAGNAC
Celte pièce?
.MADAME DE MAKEIIC.
Précisément. Les serrures en sont parfaitement solides et il y aura un factionnaire dans l’e.scalier de .sortie, et un autre ici... ce sera moi provisoirement. (Chavagnac s’incline.] Vous comprenez que, sije suis encore dans ce chûteau, quand j’en puis sortir librement, c’est que j’ai des conditions à imposer. Ces conditions, je vous les ferai connaître, et, comme elles sont bien arrêtées dans mon esprit et que je ne m’en départirai pas, vous resterez là sous clef, sans communicxition aucune avec le dehors jusqu’au moment où elles seront acceptées par vous et remplies. Vous vous rendez bien compte de la situation, n’est-ce pas?
CHAVAGNAC
Parfaitement. II n’y a pas d’erreur po.ssible. Je vous .suis
DigitL Crd fcy Googli
LE MARIAGE A L’AROUEBUSE
reconnaissant, inacianio, de m’avoir mis dans une chambre que vous avez hahilée. J’y trouverai dos souvenirs bien chers, (h saluA et üc dirige vers la chambre; puis il s'arrête et revient sur ses pas.) Ah ! VOUS savez qu’il dépend de moi de ne pas rester une heure là dedans.
M.iD.iME DE MAREUIL, avec un sourire d’incrédulité. *
En vérité?
CHAVAO'AC.
C’est comme j’ai l’honneur de vous le dire. Sans que mes sentinelles .s’en aperçoivent... pas môme celle qui sera ici, je puis, le plus commodément du monde, à l’aide d’une petite porte masquée (fouillant dans ses poches) dont, parbleu! j’ai la clef sur moi... gagner un couloir souterrain qui mène dans la campagne, aller chercher du renfort, surprendre à mon tour l’armée victorieuse et enfermer son générai à ma place.
MADAME DE M.AREUIL, un peu troublée.
Monsieur...
CHAVAGNAC
Mais je respecte votre triomphe et j’ai à cœur, madame, de vous le laisser tout entier. Veuillez donc me permettre...
MADAME DE MAREUIL
Quoi I de vous-même, monsieur, vous m’offrez...
CHAVAGNAC
Cette clef?... oui, madame. Trop heureux de pouvoir vous être utile en cette occasion. (A part.) La généro.silé ne manque jamais son effet.
(Il salue et s’en va.)
MADAME DE MAREUIL
Un moment, monsieur. Avantdemequitler, il me semble que vous devriez vous informer desconditionsque je dé.sirc... que je prétends vous imposer,
CHAVAGNAC
C’est vrai, pardon. Eh bien I madame, je les accepte.
* Cliavagnac, madame de Mareuil,