SCÈNE QUATRIÈME
coup de voix confuses et criardes, mais sans pouvoir rien distinguer... Toutes le portes étaient fermées au verrou, je n’ai pu en ouvrir aucune. *
DOrCET.
Toi, puisque tu sais sa langue, interroge donc cette statue britannique... Demande-Iui pourquoi, depuis une heure que nous sommes ici, on a d^à sonné plus de vingt fois.
LÉOCADIE, à John.
My father wishes io know why tbe béîl rung ai least ttoenty times during the hour we tcere together.
JOHN
Then, madam, if your father does not know it, ü is certainly not my place to tell it him.
DOUCET
Qu’est-ce qu’il baragouine encore?
LÉOCADIE
Il dit : « Si votre père ne le sait pas, ce n’est point à moi de le lui apprendre. »
DOUCET
Le drôle 1 s’il ne me l’apprend pas quand je l’interroge, qui donc me l’apprendra ? Entre un Français et un Anglais, quelle différence!... 11 n’y a qu’à parler à un Français pour qu’il vous comprenne tout de suite... Ahl j’espère bien que tu vas te défaire au plus tôt de cet insulaire... et le renvoyer dans sa pairie.
LÉOCADIE, à John.
Well go and tell the duke I am waiting for him. Say I hâve tomething to say to him. (a Doucei.) Je lui dis d’aller prévenir Adrien que je l’attends et que je désire lui parler.
JOHN
His Grâce is outwithhis horses.
L E O C A D I A DoQCOt* .
Il me dit que 3a Grâce essaye des chevaux I
DOUCET
C’est mon gendre qu’il appelle Sa Grâce ?...
LÉOCADIE
Oui, parce qu’il est duc...
DOUCET
Sa Grâcel... J’aime assez cette expression britannique... C’est égal, ce n’est pas commode d’avoir des valets auxquels on ne peut donner un ordre sans avoir avec soi un interprète... comme en Turquiel C’est 1a mode... La drôle de mode!... Eh bien, esl-ce que ce fainéant va toujours rester là?
LÉOCADIE, A John.
/ command you to speak.
JOHN
The bell was rung by the bailifs whoscame to seiz-e the duk's furniture and carry him off to the Queen’s bench But His Grâce having been married this morning, was thus enàbled to furfi.ll the promise he kad made ofpaying ail his debts to day,
LÉOCADIE, à DODCet.
A ta question, voici sa réponse: « Les coups de sonnette que vous avez entendus, c’étaient autant d’huissiers qui avaient tout saisi, qui allaient tout faire vendre et qui devaient arrêter Sa Grâce et la conduire ce soir même à la prison pour dettes, si Sa Grâce ne s'était pas mariée ce matin et n’avait pu tenir sa pro* messe de tout payer aujourd’hui même... ^ '
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