HENRI, GENEVIÈVE
GENEVIÈVE
Cette Pauline est folle... elle ne peut pas croir^ qu'on veuille rester fille sans qu'il y ait quelque mystère sous roche.
HENRI
C'est donc vrai que vous ne voulez pas vous marier?
ACTR H, SCENE VII. 61
GBiNEVIËVR. '
Je n'en sais rien , je n*ai pas de parti pri:i; mais je Iroiivo quo lo maiiage est une domesticité, à moins d'ôtre une religion, et je suis trop fiëre pour accepter un maître dont je ne pourrais pas faire mon dieu.
HENRI
Vous avez raison , Geneviève : attendez un homme digne de vous.
GENEVIÈVE
L'exemple de mon grand-père et de ma grand'mère m'a donné une si haute idée du mariage , que je préfère cent fois rester fille plutôt que de me marier par bienséance , selon l'usage , avec le premier venu...
Le plus affreux malheur qui puisse tomber sur une créature humaine, c'est une... c'est une union mal assortie.
GENEVIÈVE
D'ailleurs, je suis si heureuse ici... mes parents sont si bons! L'homme pour qui je quitterais leur maison me semblerait toujours un étranger, je croirais changer un temple contre une auberge.
HENRI, àpart.
Mon bonheur était là, insensé I... je n'avais qu'à étendre la
main. (Il m détourne et porte la maio à tes yeux.)
GENEVIÈVE
A quoi pensez- vous donc ?
HENRI
A rien; je regardais ce portrait.
GENEVIÈVE
Comme il est tutélaire ! quelle douce présence ! Il sembla que la maison tout entière soit sous son invocation.
HENRI, à part, refudanito portrait.
\ci\k celle qui devait être ma mèrel (oaaanonc« ma^ume Morin - A pMi.) Madame Morin ?