SCÈNE IIL
GENEyiËYE 8eai6.puisLE MARQUIS et uMARQUISE.
GENEVIÈVE, MQle.
J'ai mon idée... Mais par quel détour attaquer la question avec grand-papa et grand' maman? (sne s'assied et reste ré?euse le menton dans la main.) 0 Henri I mou chor Henri!
(Entrent le marquis et la marquise.) LE MARQUIS, montrant GenevièTe h la marquise.
A quoi pense-t-elle donc? On dirait la statue de la Méditation.
LA MARQUISE
Elle a l'air triste 1
LE MARQUIS
Bahl... Oui, très triste... Qu'as-tu, mon enfant?
GENEVIÈVE) tressaillant.
Vous étiez là ?
LA MARQUISE
Tu ne nous as pas entendus entrer?... Quelle grave pensée t'absorbait donc?
LE MARQUIS
Est-ce qu'on t'a contrariée?
GENEVIÈVE
Pas du toutl
LA MARQUISE
Désires-tu quelque chose ?
GENEV1ÈVE> Non... (sa reprenant.) C'est-à-dire...
LE MARQUIS
C'est-à-dire oui... Voyons, petite sournoise, dites-nous surle-cbamp ce que c'est.
GENEVIEVE
Je voudrais voir l'Italie!
LE MARQUIS
Voir l'Italie !.. comme ça, au pied levé?
GENEVIÈVE
J'ai le spleen... Vienne me déplaît... J'y tomberai malade.
LA MARQUISE
Mais depuis quand as-tu cette fantaisie?
GENEVIÈVE
Depuis longtemps; je ne voulais pas vous en parler ; j'espérais qu'elle me passerait. Elle ne fait que grandir! Je vous en supplie... emmenez-moi à Rome!
LE MARQUIS
Mais cela n'a pas le sens commun.
LA MARQUISE
C'est un caprice d'enfant gâté.
GENEVIÈVE
Non, je vous le jure! J'ai besoin de foire ce voyage 1 Je n*ai pas coutume d'abuser de votre bonté, D'est-ce pas? il m'en