LE MARQUIS, LA MARQUISE, ADOLPHE
ADOLPHE
Je VOUS demande pardon de vous déranger, madame et
monsieur; c'est à madame la comtesse que j'eusse désiré par* 1er; mais elle est sortie et j'ai pris la liberté...
LE MARQUIS
Enchanté de vous voir, mon cher, j'ai toujours aimé les artistes.
ADOLPHE
Pardon, monsieur le marquis... ce n'est pas l'artiste qui se présente à^us, c'est l'homme du monde. Vous voyez un fils de famille é^ai^ur les planches par une vocation irrésistible, mais quiretr(mve en les quittant ses manières originelles.
LE MARQUIS, sèchement.
Alors, c'est différent. Que puis-je pour votre service ?
AD0*tPHE .
Reprenons de plus haut, si vous permettez. J'ai eu tout dernièrement l'honneur de m'asseoir à votre table.
A ma table? Vous rêvez, monsieur !
ADOLPHE
Pas le moins du monde. La scène (c'est le mot) se passait même dans cette salle, témoin ce tableau, dont nous avions allumé tout le luminaire. (Regardant la marquise.} Très ressemblant, madame, et, par conséquent, très noble, mes compliments. C'est si rare un bon portrait! J'ai voulu avoir celui de madame Mathieu...
LE MARQUIS
Au fait, monsieur.
LA MARQUISE
Quel jour cela se passait -il ?
ADOLPHE
Samedi dernier.
LA MARQUISE, h son mari.
Le jour do l'arivée de madame Morin. Nous dînions en viUe, vous et moi,
ADOLPHE
Vous étiez absents, en effet... Nons n'étions que quatre convives : votre charmante nièce, une dame âgée, de la plus haute