‹ Le mariage d'Olympe, drame en trois actesChapitre 67 sur 78 · LE MARQUIS, LA MARQUISE, ADOLPHE · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, LA MARQUISE, ADOLPHE

ADOLPHE

Je VOUS demande pardon de vous déranger, madame et

monsieur; c'est à madame la comtesse que j'eusse désiré par* 1er; mais elle est sortie et j'ai pris la liberté...

LE MARQUIS

Enchanté de vous voir, mon cher, j'ai toujours aimé les artistes.

ADOLPHE

Pardon, monsieur le marquis... ce n'est pas l'artiste qui se présente à^us, c'est l'homme du monde. Vous voyez un fils de famille é^ai^ur les planches par une vocation irrésistible, mais quiretr(mve en les quittant ses manières originelles.

LE MARQUIS, sèchement.

Alors, c'est différent. Que puis-je pour votre service ?

AD0*tPHE .

Reprenons de plus haut, si vous permettez. J'ai eu tout dernièrement l'honneur de m'asseoir à votre table.

A ma table? Vous rêvez, monsieur !

ADOLPHE

Pas le moins du monde. La scène (c'est le mot) se passait même dans cette salle, témoin ce tableau, dont nous avions allumé tout le luminaire. (Regardant la marquise.} Très ressemblant, madame, et, par conséquent, très noble, mes compliments. C'est si rare un bon portrait! J'ai voulu avoir celui de madame Mathieu...

LE MARQUIS

Au fait, monsieur.

LA MARQUISE

Quel jour cela se passait -il ?

ADOLPHE

Samedi dernier.

LA MARQUISE, h son mari.

Le jour do l'arivée de madame Morin. Nous dînions en viUe, vous et moi,

ADOLPHE

Vous étiez absents, en effet... Nons n'étions que quatre convives : votre charmante nièce, une dame âgée, de la plus haute

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