ACTE III, SCÈNE VIII
PAULINE
Eh bien, après?
LE MARQUIS, s'élaogant sur elle.
Après, misérable ! (ii s'arrôte.) Nous n*avons plus de salut h attendre que de nous-mômes, comprends-tu ?
PAULINE
Vous ne me faites pas peur, j*en ai muselé de plus féroces que vous.
LE MARQUIS, d'une toIx brève
Écrivez la lettre que je vous ai dite.
/. , PAULINE, haussant les épaulée.
Vous rabâchez, marquis.
LE MARQUIS
Écrivez-la tout de suite, entendez-vous? Demain serait trop Urdl
* PAULINE
Parce que ?
LE MARQUIS
Parce que le secret de ma petite-âlle une fois ébruité, il n^y aurait plus pour elle d'autre réparation possible que d'épouser votre mari... Et elle l'épouserait, je vous le jure!
PAULINE, souriant.
Voulez-vous dire par là que vous me suppi imeriez ! Ah çà 1 mon cher monsieur, me prenez-vous pour une enfant? (EUe fait
quelques pas.)
LE MARQUIS, mettant la main sur la boite de pistolets.
Prenez garde!
PAULINE
A quoi? ne taquinez donc pas vos pistolets, ils ne sont pas chargés. Finissons cette petite comédie ; elle ne vous réussira pas.
LE MAEQUISy se contenant.
Écrivez, et je vous donne cinq cent mille francs.
PAULINE
Vous m'offrez de m'achetermes c?non8 le jour de la bataille?
Je suis votre servante ; adieu, cher oncle... (BUe le dirige yera la
porta de gauche.)
LE MARQUIS, prenant «n pistolet.
Si VOUS passez le seuil de cette porte, je vous tue.
PAULINE , aur le seuil, fredonnant l'air des Étudiants.
Quand on a compromis Une petite fille...
LE MARQUIS fait feu, Pauline Jette un cri et tombe dans la coulisse. — Le marquis prend le leoond pistolet, l'arme et dit ;
Dieu me jugera.
FIM.
EMILE AUGIER
DB l'académie française
D'OLYM PE