‹ Le mariage d'Olympe; pièce en trois actes en proseChapitre 30 sur 84 · BAUD EL · texte numérisé non relu

BAUD EL

Voulez-vous me dire votre avis sur ce colifichet? [u tire un écrin

de sa poche et l'ouvre.)

PAULINE

C'est très-beau! la perle du fermoir est magnifique. Mais (ju'avez-vous à faire d'une rivière?

BAUDEL.

.l'ai à la faire couler aux pieds de... enfin à des pieds.

PAULINE

De danseuse, je parie?

BAUDEL.

En fait de pieds, ce sont les plus méritants.

i4 LE MARIAGE D'OLYMPE.

PAULINE, à part.

Ces filles-là sont bien heureuses! ( EUe fait miroiter u rmèr».)

BAI" DEL , à part.

Cest vrai qu'elle ressemble à Olympe !

Vous êtes un mauvais sujet.

BAVDEL.

N'en accusez que vous, madame; ce sont les mauvais souverains qui font les mauvais sujets, (a part.) Allez donc!

PAULINE

Vous avez trop d'esprit. — Votre collier me semble un peu étroit.

BAUDEL.

Croyez-vous?

PAULINE

Tenez! vous allez voir. Une ressaie à son cou.j Non, il est bien. (a part, se mirant dans la glace.) Comme ccla relèvc le teint !

BAUDEL, à part.

Montrichard avait raison : les grandes dames sont aussi friandes de bijoux que les petites! — Comme il connaît les femmes cet ètre-là ! — Amant dune comtesse , moi ! quel rêve ! voilà qui achèverait de me poser dans le monde !

PAULINE, ôUnt le colUer.

Allez porter ces diamants à votre danseuse.

BAUDEL.

Après qu'ils ont touché votre cou? ce serait une profanation.

PAULINE

Quen ferez-vous donc?

BAUDEL.

Je les conserverai comme un souvenir...

Mais je n'entends pas cela, je vous le défends 1

BAUDEL

Alors, comtesse, il n'y a qu'un moyen : c'est de garder ces diamants vous-même et de vous résigner à avoir un souvenir

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