SCÈNE XIII
Les Mêmes, MONTRICIIARD.
montrichard.
J'ai appris en bas, comtesse , que madame votre mère était
arrivée, et je m'empresse (los domestiques sortent.) Bonjour,
Irma.
IRMA , à Pauline.
Il sait donc?...
PAULINE
Oui, c'est un ami. (Entront deux domestiques.) — Avcz-vous dîné, monsieur de Monlrichard?
MONTRICIIARD.
Non, madame.
PAULINE
Vous diiierez avec nous (a un domestique.) Ajoutez un couvert.
IRMA , bas, à Pauline.
Est-ce (pie la valetaille va nous tenir compagnie?
PAULINE, aux domestiques.
Mettez des assiettes sur ce guéridon, et laissez-nous. (Les domestique» sortent.)
JIOTRICHARD.
Qui est-ce qui nous servira?
IRMA
Moi, parbleu!
MONT RICHARD
Diantre ! servis par Hébé !
I RMA.
Hébé vous-même ! Voilà qu'il va recommencer à m'ennuyer en latin !
MO.NTRICHARD.
Ne vous fâchez pas , ô Irma ! Hébé était une jeune personne très-adroite de ses mains. .
PAULINE
A table! (on s'assied.'
IRMA
Qui est-ce qui meurt de faim ? moi 1
MONTRICH ARD.
Quelle belle nature !
IRMA
Tiens! je ne fais que deux bons repas par jour!
MONT RI eu ARD.
Savez-vous que vous êtes toujours belle, Irma?
IRMA
Farceur !
MONTRICIIARD.
Non , parole ! vous avez gagné depuis trois ans. Il vous est venu un peu de barbe qui donne à votre beauté un air viril.
IRMA
Vous êtes un malhonnête !
PAULINE
Voyons, sois gentille.