TOUS
Ah l.,que c'
est bète !
ADOLPHE, retomliant sur sa chaise .
Mes pauvres enfants, à moi! ils ne trouveront rien dans le tiroir de la commode.
PAULIxNE.
En êtes-vous là, mon brave?
ADOLPHE
J'ai acheté hier une palatine à ma femme, et je n'ai pas payé le boulanger.
MONTRICHARD, 1 part.
Pauvre diable!
IRMA
Dis donc, ^linetto... il a bon cœur! il se ruine pour les femmes.
Ne pleure pas, grand niais... tu ne rentreras pas chez toi les mains vides... Montrichard , donne-lui ta bourse.
MONTRICHARD, à olympe.
La charité te ruinera, toi. (Donnant sa bom-se à Adolphe.) Tenez, mon ami.
ADOLPHE, repoussant U bourse.
Non, monsieur... non... je ne reçois de l'argent que de mon directeur, quand il m'en donne : ce serait une aumône... Merci... je suis de bonne famille.
PAULINE
U me fait mal! .Te n'aime pas à voir la misère de près.
IHMA.
S'il est fier, tant pis pour lui!...
PAULINE
Que pourrais-jc donc lui faire accepter?... (euc arrache vivement
la perle <le son cr.Uier et la donne à Adolphe. ) TicnS, grand imbécile , VOill'l
un petit bijou pour ta femme... cela ne se refuse pas.
MONTUICH A UD , à part.
C'est fantasliiiiH! !
74 LE MARIAGE DOLVMPE.
ADOLPHE
Vous êtes bien bonne, madame la comtesse.
PAULINE
11 est tard, rentrez chez vous; reconduisez-le, Montrichard.
(irma fourre les rester du iliner dans les poches d'A'iolphe )
Prenez mon bras, monsieur Adolphe, (a part.) Olympe est lancée, elle va faire des siennes 1
ADOLPHE, en soriant.
Vous êtes deux anges !
MONTRICHARD
Ne leur dites pas cela, elles ne vous croiront pas.
ADOLPHE
Vous êtes deux anges, (a Montrichard. y Et vous aussi.
MONTRICHARD
Et moi aussi, je suis un ange. Vous aussi, vous êtes un ange... insupportable... Allons. Mathieu! ( lu sortent ^