SCENE XVI
. Les Mêmes, RAYMOND.
Ah! mademoiselle Juliette...
JULIETTE
C'est moi que vous cherchez, monsieur ?
RAYMOND
Un mot, de grâce ! Tout-à-l'heure, en venant ici, j'ai cru distinguer au milieu de la foule assemblée à la porte de l'église... Oh! mais j'aurai mal vu, sans doute.
JULIETTE
Peut-être!
RAYMOND
J'ai cru distinguer votre tante couverte d'un "yoile blanc , un bouquet au côté , et donnant la main à un homme que...
GERVAIS
Un homme! comment un homme? Apprenez que M. le marquis n'est pas...
RAYMOND
M. le marquis?
JULIETTE
Oui, monsieur, oui; le mari de ma tante.
RAYMOND
Son mari! son mari, dites-vous? Oh! mais ce H^cst donc pas une illusion? et je suis resté là, <i' abord, muet et impassible, riant presque en moimême de ce vertige qui me la faisait voir partout, =^e mon amour qui jusque dans une jeune ma- Tiée me la montrait infidèle et parjure !
Qu'est-ce qu'il dit?
JULIETTE
Pauvre jeune homme!
RAYMOND
Mais elle ne l'aime pas, cet homme ! elle ne peut ^as l'aimer.
GERVAIS
Ah! mon pauvre marquis!
Raymond!
Oui, un mariage auquel on l'a forcée!
GERVAIS
Forcée! elle qui a couru après luil
RAYMOND
Ohl mais qu'il tremble, cet hommeî Ce riva