‹ Le mariage de BarillonChapitre 26 sur 98 · ACTE PRÉMIER · texte numérisé non relu

ACTE PRÉMIER

SCÈNE XII | Les Mèmes, FLAMÈCHE, puis PLANTUREL. ; - VIRGINIE. , Maman, j'en aime un autre.

MADAME JAMBART.

Eh bien, tu changeras d’affection… Le cœur, ça se $ déplace. à BRIGOT, à l'extrême gauche. #

Ab ! il promet d’être gai, ce ménage-là !

MADAME JAMBART, à Virginie.

Tu comprends, maintenant c’est trop tard. Le maire va vous unir,

BARILLON, qui a entendu la dernière phrase, à part.

Ah! mon Dieu, le maire !.. S'il me reconnait. je suis perdu... Comment faire ?

FLAMÈCHE

M..le maire va venir. Si vous voulez prendre place!

Pourquoi prendre place ?

FLAMÈCHE. R el Pour le mariage. | BARILLON, s’épongeant avec son mouchoir, Oh ! je n’y échapperai pas.

FLAMÈCHE, indiquant à chacun sa place respective.

Madame la mariée icil Monsieur le marié ici!

(Brigot conduit Virginie à son faüteuil; Barillon, avant de prendre le sien, conduit madame Jaimbart à sa place, soit au premier fauteuil de la première file de gauche. — Brigot s'ussied sur la

ni]

DA chaise à gauche de madame Jambart. Le reste de Ja noce s'assied, | — Flamèche ouvre la porte de gauche et annonce.) Monsieur le maire !

Le maire! ah! mon Dieu ! mon Dieul 11 met son mouchoir en baadeau autour de sa figure. è TOUS.

Eh bien! qu’est-ce qui vous prend?

Rien ! J’ai mal aux dents. (a part.) Comme a dl ne me reconnailra pas.

Entrées de Planturel.

FLÂMÈCHE, à la noce.

Levez-vous !

Tout le monde se lève.

PLANTUREL, sur Pestrade,

Asseyez-vous |

On sassied.

Eh bien ! ce n’était pas la peine!

PLANTUREL, bas à Flamëche.

Diles donc, si mes témoins venaient me demander, qu’on vienne me chercher.

FLAMÈCHE, Bien ! monsieur le maire.

Il sort.

PLANTUREL, à la noce.

C’est bien le mariage Barillon ? Oui, monsieur le maire!

BARILLON, avec une voix de tête, Oui! Oui!

PLANTUREL, désignant Barillons | C’est monsieur qni est l’époux ?

- TOUS

Oui !

BARILLON, même jeu, Oui! Oui!

PLANTUREL.

Est-ce que vous êles malade, monsieur Barillon ?

BARILLON, mème jeu.

Oui, monsieur le maire, j’ai une fluxion | TOUS.

Qu'est-ce qu'il a?

BARILLON, mème jeu, à madame Jambart.

Rien... C’est mon mal de dents. J'ai pris froid... et quand on prend froid, on s’enroue.

PLANTUREL, à part.

Eh bien ! s’il a jamais des enfants, avec cette voix-

là ça ne sera pas de sa faute!

BARILLON, à part.

Je suis en nage !

PLANTUREL.

Nous allons vous donner lecture de l’acle de mariage. (Lisant.) « L'an 1889, 1er avril, à midi, devant nous, maire et officier de l’Etat-civil du xxtrit arrondissement de Paris, et dans la maison dudit lieu, ont comparu le sieur Barillon Jean Gustave, domicilié à Paris, dans le présent arrondissement, majeur, âgé de 40 ans révolus, né à Paris le 8 mars 18%9, fils légitime de Barillon Anatole et de.

FLAMÈCHE, entrant, à mi-voix, à Planturel..

Monsieur... il y a là deux personnes qui demandent à vous parler.

PLANTUREL, déposant brusquement son registre.

Sapristi! Ce sont mes témoins! (A la noce.) Je

vous demande pardon, un moment ! un moment!

I sort pricipitam nent,

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