ACTE PREMIER
Ce n’est pas une opposition. Je n’ai pas à entrer dans ces considérations-là. La future n’a qu’à refuser.
TOUS
Oui ! oui! c’est évident.
PATRICE
C’est trop fort!
PLANTUREL, à Barillon,
Jean Gustave Barillon, consentez-vous à Hronere pour femme.
Le reste de la phrase se perd dans la confusion des voix.
& Oui, oui, certainement, j’y consens.
à PATRICE.
E Non! non!
— TOUS
Si! Sil
11 est essentiel qu’à ce moment le broubaha soit anssi bruyant que possible, et qu’il dure assez de temps, pour laisser à Planturel celui de poser la question d'usage de façon à ce que le publie se rende compte que le maire prononce bien cette question sans que pourtant il soit possible 4 Ini de la distinguer, — Le tumulte ne devra donc cesser que lorsque le maire auru imposé silence en frappant violemment sur sa table, et en disant: '
PLANTUREL.
Aïe ! aïe! Taisez-vous donc! il n’y a pas moyen de marier comme ça! (A Barillon.) Alors, vous consentez? Bien! (4 Virginie.) À vous?
H pose la question à Virginie et on n’entend pas sa voix, dominée qu’elle est par la voix de Patrice et des autres.
(Pendant que le maire pose la qnestion à Virginie, même observation que pour la précédente question).
PATRICE, a Dites non! dites non!
es]
a BARILLON, À : e
Êl Voulez-vous vous taire ?
TOUS
Assez ! Assez!
VOIX DE PLANTUREL, dominant le tumulte.
.… À prendre pour époux M. Gustave Barillon?
a PATRICE.
es] a Non!non!
À 1 TOUS
: Si! sil PLANTUREL, Mais taisez-vous donc à la fin!
Quel mariage! mon Dieu ! quel mariage!
PLANTUREL, à Virginie.
Eh bien, vous consentez ?
VIRGINIE
Oui, monsieur le maire.
TOUS; avec joie, Ab! £ PATRICE, avec rage.
Ah!
| PLANTUREL.
Au nom de la loi, je vous déclare unis par le mariage.
BARILLON, Ah! Enfin!